Manque de fonds pour l’entretien des églises

Johannie Michaud-Gaudreault johannie.michaud-gaudreault@tc.tc Publié le 7 octobre 2011

«Ce n’est pas parce les églises sont vides que les bâtiments vont mal. C’est parce qu’on n’a pas d’argent pour les réparer depuis l’abolition de la Loi des fabriques en 1965». C’est ce qu’a déclaré l’historienne de l’architecture et de l’urbanisme, Lucie K. Morisset en visant entre autres la cathédrale Saint-François-Xavier du Diocèse Chicoutimi.

L’édifice patrimonial a un budget annuel de 700 000 $ par année pour subvenir à son maintien courant et son entretien. «C’est un miracle chaque année de réussir à faire balancer les colonnes de dépenses et de revenus de la cathédrale. Ce n’est pas la charité qui fait vivre les églises», affirme Marc-André Bédard, président du conseil de la fabrique de Saint-François-Xavier.

En effet, la somme de 124 000 $ est nécessaire pour payer les frais de chauffage et d’électricité. «Il faut penser que près de 250 000 $ sont utilisés seulement pour les dépenses de maintien courant d’une cathédrale. Il n’en reste plus beaucoup pour les réparations et l’entretien», déclare pour sa part, Lucie K. Morisset.

Par exemple, un escalier temporaire en bois a dû être installé il y a quelque temps à la cathédrale puisque le parvis est en piètre état. Le coût des réparations est fixé à plus de 500 000 $, un montant dont l’église ne dispose pas. De plus, la toiture de la cathédrale vient d’être refaite pour plus d’un million $ et le cadrage des fenêtres sera à changer d’ici quelques années.

Un symbole pour la région

Selon l’historienne de l’architecture, la cathédrale de Chicoutimi est un symbole de grandeur, d’importance et de prépondérance pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean en raison de sa construction classique.

«C’est un édifice que j’aime. J’en ai besoin pour enseigner le classicisme à l’UQAM. Je ne peux pas imaginer l’histoire de Chicoutimi sans cette cathédrale», avoue-t-elle.

Un concert bénéfice aura lieu le 24 septembre sous la présidence d’honneur de Mme Morisset au profit de la cathédrale de Chicoutimi. La pianiste, compositeure et interprète, Raffaella Portolese, sera accompagnée par le Chœur Euphonie, Gervaise Tremblay, soprano, et du quatuor Guardia Nueva. Le coût d’entrée est de 25 $.

Manque de fonds pour l’entretien des églises

Johannie Michaud-Gaudreault johannie.michaud-gaudreault@tc.tc Publié le 7 octobre 2011

«Ce n’est pas parce les églises sont vides que les bâtiments vont mal. C’est parce qu’on n’a pas d’argent pour les réparer depuis l’abolition de la Loi des fabriques en 1965». C’est ce qu’a déclaré l’historienne de l’architecture et de l’urbanisme, Lucie K. Morisset en visant entre autres la cathédrale Saint-François-Xavier du Diocèse Chicoutimi.

L’édifice patrimonial a un budget annuel de 700 000 $ par année pour subvenir à son maintien courant et son entretien. «C’est un miracle chaque année de réussir à faire balancer les colonnes de dépenses et de revenus de la cathédrale. Ce n’est pas la charité qui fait vivre les églises», affirme Marc-André Bédard, président du conseil de la fabrique de Saint-François-Xavier.

En effet, la somme de 124 000 $ est nécessaire pour payer les frais de chauffage et d’électricité. «Il faut penser que près de 250 000 $ sont utilisés seulement pour les dépenses de maintien courant d’une cathédrale. Il n’en reste plus beaucoup pour les réparations et l’entretien», déclare pour sa part, Lucie K. Morisset.

Par exemple, un escalier temporaire en bois a dû être installé il y a quelque temps à la cathédrale puisque le parvis est en piètre état. Le coût des réparations est fixé à plus de 500 000 $, un montant dont l’église ne dispose pas. De plus, la toiture de la cathédrale vient d’être refaite pour plus d’un million $ et le cadrage des fenêtres sera à changer d’ici quelques années.

Un symbole pour la région

Selon l’historienne de l’architecture, la cathédrale de Chicoutimi est un symbole de grandeur, d’importance et de prépondérance pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean en raison de sa construction classique.

«C’est un édifice que j’aime. J’en ai besoin pour enseigner le classicisme à l’UQAM. Je ne peux pas imaginer l’histoire de Chicoutimi sans cette cathédrale», avoue-t-elle.

Un concert bénéfice aura lieu le 24 septembre sous la présidence d’honneur de Mme Morisset au profit de la cathédrale de Chicoutimi. La pianiste, compositeure et interprète, Raffaella Portolese, sera accompagnée par le Chœur Euphonie, Gervaise Tremblay, soprano, et du quatuor Guardia Nueva. Le coût d’entrée est de 25 $.

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