Bénévole à Nez rouge: une expérience à vivre et à refaire !

Dominique Savard dominique.savard@tc.tc
Publié le 20 décembre 2016

L'auteure de ces lignes faisait équipe avec la présidente d'honneur, Myriam Segal et Serge Racine lors de la soirée du 16 décembre..

©Photo: Gracieuseté Blaise Gagnon

SÉCURITÉ. Malgré un froid sibérien, c’est avec enthousiasme et le sourire aux lèvres que les 32 équipes de bénévoles, dont celle composée de la présidente d’honneur de l’édition 2016 de l’Opération Nez rouge au Saguenay, Myriam Segal, Serge Racine et l’auteure de ces lignes ont effectué 178 raccompagnements, le 16 décembre, la soirée la plus occupée jusqu’ici depuis le 30 novembre.

Il reste huit soirées pour faire appel aux services des bénévoles de Nez rouge, les 21, 22, 23, 27,28, 29, 30 et 31 décembre.

Si les automobilistes ont l’occasion de rencontrer les bénévoles sur le terrain, ils n’ont pas la chance de voir ceux à l’œuvre au quartier général situé dans l’ancien salon funéraire sur la rue de la Fabrique à Jonquière et qui coordonnent toute cette machine rôdée au quart de tour.

On y retrouve une vingtaine de bénévoles qui s’occupent de l’accueil, de la répartition, de l’identification, la formation, etc.

« Nous avons des téléphonistes qui prennent les appels du public, mais aussi nos répartiteurs qui dirigent les équipes sur le terrain selon leur position. Si le client doit se diriger entre le Saguenay et le Lac-Saint-Jean, nous avons un transfert qui se fait avec l’autre secteur à partir du Sonic à Larouche », explique Roger Leblanc, le coordonnateur de la répartition.

Le téléphoniste Clément Bouchard en compagnie de Roger Leblanc, coordonnateur du centre de répartition.

©Photo: TC Media-Dominique Savard

Formation

Pour sa part, Sonia Martel qui représente le club de natation de Jonquière (CNJO), maître d’œuvre de l’organisation à qui sont remis tous les dons recueillis, forme les nouveaux bénévoles qui vont sur le terrain avec une petite vidéo suivie de quelques recommandations.

« Votre équipe est formée d’un chauffeur qui conduit le véhicule du client (pour notre équipe, c'était Myriam Segal), le partenaire qui accompagne le chauffeur en plus de s’occuper de remplir le formulaire et de communiquer avec la répartition (c’était le rôle de l’auteure de ces lignes), et l’escorte (Serge Racine pour notre trio), qui suit les deux premiers pour les récupérer une fois rendue à destination. Nez rouge n’est pas responsable des contraventions et c’est un service confidentiel », prend le soin de préciser, Mme Martel.

Sonia Martel du club de natation CNJO de Jonquière.

©Photo: TC Media-Dominique Savard

Expérience

Sur le terrain, je faisais partie de l’équipe numéro 21. Il a donc fallu patienter avant d’aller chercher notre premier client, qui en fait, fut une cliente sur le coup de 23h. La soirée fut quand même très active si l'on tient compte des 200 kilomètres parcourus pour seulement cinq transports. Ainsi, en se rendant en direction de Chicoutimi, nous avons croisé un accident sur le boulevard du Saguenay à Chicoutimi et au retour, un autre au carrefour giratoire à Arvida.

Il faut que je vous dise que faire équipe avec une personnalité radiophonique et télévisuelle comme Myriam Segal, c’est assez spécial. À plusieurs reprises, même ceux qui n’avaient pas appelé Nez Rouge, voulaient embarquer avec nous, tellement ils se disaient impressionnés, heureux de la voir et désireux de se faire reconduire par elle…

Même si certains des clients ne semblent pas trop amochés, à raison, ils ne prennent pas de chance et veulent rentrer à la maison en toute sécurité. D’autres, probablement trop impatients ou espérons-le, ont trouvé une autre alternative, ont quitté les lieux du rendez-vous sans nous aviser de leur départ…

Thérèse Lavoie identifie les bénévoles avec le sourire.

©Photo: TC Media-Dominique Savard

Contravention

Une jeune employée du Cégep de Jonquière, elle, a été bien patiente. Comme elle s’attendait à notre arrivée rapidement en raison de l’heure avancée (3h), elle est sortie à l’extérieur pour nous attendre. Avec un mercure de -26, elle s’est assise dans sa voiture stationnée sur la rue, et ce, bien sûr, sans la démarrer.

À sa grande surprise, des policiers sont arrivés sur les lieux et ont déposé une contravention sur son pare-brise, car son véhicule était dans la rue après l'heure autorisée de minuit…

Enfin, même avec les pieds gelés et l'heure tardive du coucher, voilà une expérience que je souhaite répéter et que je recommande à tous ceux qui veulent contribuer à la sécurité de la population sur nos routes.