Un passage en politique plus facile que prévu pour Mireille Jean

Un an après son élection


Publié le 18 avril 2017

Le premier anniversaire de l'élection de Mireille Jean sera souligné dans le cadre d'un 5 à 7, mercredi.

©Photo: TC Media-Archives

POLITIQUE. Le passage des affaires à la politique s’est passé mieux que prévu, selon Mireille Jean, qui a succédé à Stéphane Bédard comme députée de Chicoutimi à l’Assemblée nationale, il y a maintenant un an.

Élue le 11 avril 2016 avec une majorité de 3 110 voix sur la candidate libérale Francyne Gobeil, Mme Jean a été assermentée huit jours plus tard. «En effet, ça s’est passé plus facilement que je pensais. J’anticipais plus de difficultés étant donné que j’arrivais dans un nouvel univers. Ce ne fut pas le cas et rapidement, je me suis sentie comme un poisson dans l’eau », a imagé Mme Jean.

Comme députée, j'ai découvert une panoplie d'organisations et des gens qui travaillent dans l'ombre avec peu de moyens.

Mireille Jean

La députée du Parti Québécois appréhendait un peu ses débuts, mais elle a vite constaté que son bagage d’expérience en gestion, négociation, coordination, développement des affaires au cours de sa carrière de femme d’affaires a fait en sorte qu’elle a pu s’intégrer naturellement au milieu politique. « Ma feuille de route m’a bien servi. Je crois que si j’avais fait le saut en politique plus jeune, soit entre 20 et 30 ans, ça n’aurait pas été aussi facile de m’intégrer. Mon parti m’a aussi beaucoup aidé en me faisant confiance et en me donnant des dossiers assez complexes à titre de porte-parole de l’Opposition officielle à la condition féminine, en économie numérique, en matière de priorité PME, et en matière de lois professionnelles. »

L’ex-candidate à la mairie de Saguenay en 2005 n’a pas de problème également avec son nouveau rythme de vie et ses séjours hebdomadaires dans la capitale nationale. « Avec mon commerce dans le domaine de la haute technologie, même si mon bureau est toujours à Chicoutimi, ça fait 15 ans que je dois voyager à Québec, Montréal, aux États-Unis et vivre avec des horaires irréguliers. Maintenant, je suis trois jours à Québec et quatre au Saguenay. »

Parmi ses plus gros dossiers, Mireille Jean parle sans hésitation de la condition féminine, incluant les agressions sexuelles survenues à l’Université Laval et les femmes autochtones. Du côté de la région, la députée affirme s’être consacrée à adopter une politique positive. « Je préfère offrir des solutions et travailler en équipe. Au niveau de l’emploi, j’encourage l’entrepreneuriat avec, notamment, le lancement de trois nouveaux concours au Saguenay où les entrepreneurs des secteurs industriel, artistique et communautaire seront récompensés. Le développement d’emploi et économique passe par l’entrepreneuriat qu’il soit touristique, artistique, spirituel, sportif, etc. »

Enfin, un an après son élection, Mme Jean a l’impression que la relation développée avec la population lors de la campagne électorale est toujours bien présente. « C’est une découverte pour moi et ça me fait vraiment plaisir. Je croyais que cette relation était spécifique à la campagne électorale, mais c’est extraordinaire de faire partie de la vie des gens et que ceux-ci fassent également partie de la mienne. C’est une relation avec des gens impliqués, dédiés et qui s’investissent corps et âme que je qualifie de privilégiée que ne n’avais pas comme femme d’affaires. Mon rôle est de les aider à faire avancer leur dossier et à réaliser leur mission », de conclure la députée de Chicoutimi.