Un très gros hiver et ce n'est pas fini, selon des déneigeurs privés


Publié le 13 mars 2017

Les déneigeurs ne chôment pas cet hiver à Saguenay.

©Photo: TC Media-Dominique Savard

NEIGE. Non, ce n’est pas seulement une impression. L’accumulation de neige est bien réelle, autant pour la population en générale, que pour les déneigeurs privés de vos entrées de maison interrogés par TC Media.

Nous avons très peu de place pour mettre la neige. — Nathalie Tanguay

« Le dernier gros hiver de cette ampleur remonte, à ma mémoire, à 2013-2014. C’est aussi intense. Il neige souvent, il y a beaucoup de vent, la neige se promène et remplit les entrées. On n’a plus de place pour la mettre », raconte Nathalie Tanguay de l’entreprise Déneigement Morin de Chicoutimi.

Toujours selon Mme Tanguay, les 15 tracteurs de l’entreprise ont déjà dépassé de huit ou neuf, le nombre de sorties habituelles pendant la période hivernale.

« Je peux dire qu’on mange le profit et il reste encore un bon mois d’hiver.  Les gars travaillent fort et c’est difficile pour le sommeil. Prenez la récente tempête de 47 centimètres de neige. Ils débutaient à 2h pour terminer à 20h, et pour recommencer à 1h le lendemain.  Ils sont toujours sur la route. Ce n’est jamais fini et nos entrées ne sont jamais propres, mais c’est notre travail. »

Les accumulations de neige peuvent causer des maux de tête aux déneigeurs.

©Photo: TC Media-Archives

Hors de la normale

Chez Ongerneige à Jonquière où l’on compte 32 tracteurs, on constate aussi une quantité de neige hors de la normale cet hiver.

« Peut-être que du côté quantité au sol ça ressemble à l’an dernier, mais ça n’a pas arrêté depuis le mois de janvier avec des chutes pendant plusieurs jours consécutifs. La problématique est qu’il y a des secteurs où on ne sait plus à quel endroit mettre la neige. Des clients doivent même faire appel à des contracteurs pour enlever de la neige pour nous faire de la place », explique le directeur Alain Bisson.

Avec quelque 50 sorties depuis le début de la saison hivernale, le directeur avoue que ce nombre ressemble à la dernière année.

« Dans un hiver moyen, on parle d’une quarantaine de sorties. Des tempêtes comme la dernière où il est tombé 47 cm sur deux ou trois jours, ce n’est pas évident. Nous passions tôt le matin et ça tombait tellement qu’une fois arrivée à notre dernier client, il fallait recommencer avec le premier. »

Déneigement Dali

À l’arrondissement de La Baie, Dave Houde de Déneigement Dali soutient que le présent hiver est comparable aux grosses années.

« On sort souvent, mais nous avons de bons employés, habitués de le faire. Celle-ci fait partie d’une bonne. Notre clientèle nous fait d’excellents commentaires. Nous avons instauré un système d’appel pour demander aux gens de sortir leur véhicule de leur entrée pour nous faciliter la tâche et c’est bien apprécié. Les hausses de tarifs ne dépendent pas seulement des sorties effectuées. D’abord, l’année n’est pas terminée. Il faut tenir compte aussi du coût de l’essence et des hausses de salaire des employés. Il est beaucoup trop tôt pour en parler », de mentionner, M. Houde, qui compte sept tracteurs pour desservir sa clientèle.

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