Séance du conseil municipal mouvementée à Saguenay

Cindy Girard redaction.saguenay@tc.tc
Publié le 3 mars 2014

Près d'une centaine de personnes s'étaient rassemblées au bureau de l'arrondissement de La Baie pour assister à leur « show mensuel » soit la séance du conseil municipal.

À plusieurs reprises, la foule a rappelé au maire qu'il avait lui-même invité ses sujets à assister au conseil par le biais d'une capsule de « Ville en action » diffusée au mois de février.

Dès la première interaction entre les conseillers, les citoyens se sont fait entendre en applaudissant, mais surtout en huant lorsque les réponses fournies par Jean Tremblay ne leur convenaient pas.

Une fois la séance terminée, le maire a quitté la salle escorté par quatre policiers.

Camping Jonquière

Une subvention de 200 000 $ versée au Camping Jonquière a suscité bien des questionnements. Les conseillères, Julie Dufour et Christine Boivin ont demandé au maire de mettre la main sur les états financiers de l'organisation afin de connaître la manière dont sera utilisé cet argent.

De son côté, le premier magistrat croit plutôt que cette situation est une querelle de famille et que Mme Boivin tente de régler ses comptes avec sa belle-mère qui est impliquée dans le Camping Jonquière.

Christine Boivin assure qu'elle est en très bon terme avec les membres de sa famille et qu'elle doit des explications à ses citoyens.

« Ceux qui m'ont élue ont le droit de savoir la vérité. Je n'ai aucun problème à attribuer cette subvention, mais je veux des justifications et c'est ce que me demandent mes électeurs », a-t-elle précisé.

Par ailleurs, quelques résidents de Saguenay se sont présentés au micro pendant la période de questions afin de demander à Jean Tremblay de remettre les séances du conseil en soirée. Ce à quoi le maire a répondu qu'il pourrait toujours en rediscuter avec son équipe, mais que ce nouvel horaire plaisait beaucoup aux échevins ainsi qu'aux médias.

« Depuis que les séances sont sur l'heure du midi, je n'ai jamais vu autant de monde assister à un conseil »,a-t-il confié à son auditoire.

Femmes voilées

Deux femmes voilées ont interpellé Jean Tremblay concernant les piscines publiques. Elles aimeraient profiter des installations, mais pour ce faire, elles doivent revêtir un burkini. Après plusieurs appels à la ville pour savoir si elles avaient l'autorisation de le faire, ces dernières n'ont reçu aucune réponse.

Le premier magistrat a semblé un peu déstabilisé après quoi, il leur a dit que c'est la première fois en 65 ans qu'il voyait une femme voilée à Saguenay. Et qu'il n'ouvrirait pas une piscine publique uniquement pour elles et qu'elles étaient les premières femmes voilées qu'il voyait à Saguenay. Il a refusé de commenté davantage.

Par ailleurs, au lendemain de la séance du conseil, les deux étudiantes à l'UQAC ont confirmé qu'elles étaient intervenues dans le cadre d'un travail en psychologie et que cette demande n'était pas réelle.—