Les élus de Chicoutimi appuient les propos xénophobes du maire Tremblay

Même s’ils étaient pressés par des citoyens de les dénoncer

Dominique Savard dominique.savard@tc.tc Publié le 21 août 2012

Pressés par quelque 150 personnes, les élus de l’arrondissement de Chicoutimi ont refusé, lundi soir, de se dissocier et de dénoncer les propos du maire Jean Tremblay envers la candidate péquiste de Trois-Rivières, Djemila Benhabib.

C’est à titre personnel que Jonathan Skeene Parent, un citoyen de Chicoutimi, a lancé cette invitation par le biais d’une page Facebook « Tous opposés aux propos du Maire de Ville Saguenay ».

Lors de la parole au public, M. Skeene Parent a déclaré : « On connaissait la position de M. Tremblay sur les questions religieuses, il n’est donc pas étonnant que ce dernier ait réagi vivement à la proposition de retirer le crucifix du salon bleu de la candidate de Trois-Rivières, Mme Benhabib. Que M. Tremblay soit en désaccord avec la laïcité; soit! Mais que le premier magistrat de Ville de Saguenay, au nom de la population de la région, insulte et attaque personnellement une citoyenne du Québec avec des propos xénophobes, c’est inconcevable ». Pressé par le président de l’arrondissement à poser sa question, Jonathan Skeene Parent a alors demandé aux élus s’ils se dissociaient et s’ils dénonçaient les propos du maire Jean Tremblay.

Après avoir rappelé que tous les élus de Saguenay avaient appuyé la position du maire sur la laïcité, M. Fortin a finalement laissé tomber après l’insistance du citoyen Skeene Parent de répondre à la question : « On appuie Monsieur le Maire »…ce qui a fait réagir fortement la salle par des huées et des bêlements…

Quelques autres citoyens ont défilé au micro pour tenter de convaincre les conseillers de l’arrondissement, Jacques Fortin, Jean-Yves Provencher, Marc Pettersen, Marina Larouche, Marcel Jean, Jacques Cleary et Luc Blackburn de se prononcer sur le sujet. Mais en vain. Malgré qu’il y avait encore quelques personnes en attente pour la parole au public, Mme Larouche a demandé la levée à la demande du président du conseil après qu’une intervenante les ait qualifiés de « chiens de poche »…

« Nous sommes dirigés par des élus qui approuvent des propos racistes et xénophobes. C’est un conseil de la « honte ». Ils n’ont pas voulu se dissocier des propos houleux de notre maire. J’ai fait cette démarche à mon nom personne, à titre de citoyen. Non, je ne fais pas partie d’aucune organisation ou parti. On m’a éduqué dans l’idée que les gens de cette région étaient des gens accueillants et sympathiques. Malheureusement, depuis une semaine c’est une étiquette d’intolérance, de fermeture, de xénophobie voire même de racisme qui nous colle à la peau, qui entache le nom de cette ville et la crédibilité de ses élus », de laisser tomber M. Skeene Parent.

Rappel

Rappelons les faits de la semaine dernière. Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a tenu des propos à forte saveur xénophobes au micro de CBJ Radio-Canada et sur les ondes du 98,5 FM. Il n'a pas mâché ses mots en critiquant « l'attitude » et l'origine de la candidate du Parti québécois dans Trois-Rivières, Djemila Benhabib. « Y a pas juste la prière, ce qui me choque, c'est que nous les mous, les Canadiens-Français, nous allons nous faire dicter comment se comporter, comment respecter notre culture par une personne qui arrive d'Algérie et dont je suis incapable de prononcer le nom », a-t-il notamment déclaré.

Les élus de Chicoutimi appuient les propos xénophobes du maire Tremblay

Même s’ils étaient pressés par des citoyens de les dénoncer

Dominique Savard dominique.savard@tc.tc Publié le 21 août 2012

Pressés par quelque 150 personnes, les élus de l’arrondissement de Chicoutimi ont refusé, lundi soir, de se dissocier et de dénoncer les propos du maire Jean Tremblay envers la candidate péquiste de Trois-Rivières, Djemila Benhabib.

C’est à titre personnel que Jonathan Skeene Parent, un citoyen de Chicoutimi, a lancé cette invitation par le biais d’une page Facebook « Tous opposés aux propos du Maire de Ville Saguenay ».

Lors de la parole au public, M. Skeene Parent a déclaré : « On connaissait la position de M. Tremblay sur les questions religieuses, il n’est donc pas étonnant que ce dernier ait réagi vivement à la proposition de retirer le crucifix du salon bleu de la candidate de Trois-Rivières, Mme Benhabib. Que M. Tremblay soit en désaccord avec la laïcité; soit! Mais que le premier magistrat de Ville de Saguenay, au nom de la population de la région, insulte et attaque personnellement une citoyenne du Québec avec des propos xénophobes, c’est inconcevable ». Pressé par le président de l’arrondissement à poser sa question, Jonathan Skeene Parent a alors demandé aux élus s’ils se dissociaient et s’ils dénonçaient les propos du maire Jean Tremblay.

Après avoir rappelé que tous les élus de Saguenay avaient appuyé la position du maire sur la laïcité, M. Fortin a finalement laissé tomber après l’insistance du citoyen Skeene Parent de répondre à la question : « On appuie Monsieur le Maire »…ce qui a fait réagir fortement la salle par des huées et des bêlements…

Quelques autres citoyens ont défilé au micro pour tenter de convaincre les conseillers de l’arrondissement, Jacques Fortin, Jean-Yves Provencher, Marc Pettersen, Marina Larouche, Marcel Jean, Jacques Cleary et Luc Blackburn de se prononcer sur le sujet. Mais en vain. Malgré qu’il y avait encore quelques personnes en attente pour la parole au public, Mme Larouche a demandé la levée à la demande du président du conseil après qu’une intervenante les ait qualifiés de « chiens de poche »…

« Nous sommes dirigés par des élus qui approuvent des propos racistes et xénophobes. C’est un conseil de la « honte ». Ils n’ont pas voulu se dissocier des propos houleux de notre maire. J’ai fait cette démarche à mon nom personne, à titre de citoyen. Non, je ne fais pas partie d’aucune organisation ou parti. On m’a éduqué dans l’idée que les gens de cette région étaient des gens accueillants et sympathiques. Malheureusement, depuis une semaine c’est une étiquette d’intolérance, de fermeture, de xénophobie voire même de racisme qui nous colle à la peau, qui entache le nom de cette ville et la crédibilité de ses élus », de laisser tomber M. Skeene Parent.

Rappel

Rappelons les faits de la semaine dernière. Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a tenu des propos à forte saveur xénophobes au micro de CBJ Radio-Canada et sur les ondes du 98,5 FM. Il n'a pas mâché ses mots en critiquant « l'attitude » et l'origine de la candidate du Parti québécois dans Trois-Rivières, Djemila Benhabib. « Y a pas juste la prière, ce qui me choque, c'est que nous les mous, les Canadiens-Français, nous allons nous faire dicter comment se comporter, comment respecter notre culture par une personne qui arrive d'Algérie et dont je suis incapable de prononcer le nom », a-t-il notamment déclaré.