«Les messages textos entrent aussi dans le défi!» d’ajouter la psychoéducatrice Caroline Harvey. Cette dernière œuvre pour le Plan d’action en prévention et traitement de la violence, au sein de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay. «L’expérience a déjà été tentée en Californie, à la fin des années 90. Suite à cela, les américains ont constaté tellement de conséquences positives. Une diminution des comportements violents, un rapprochement des enfants et de leurs parents».
Jacques Brodeur
L’idée d’amener l’expérience au Bas-Saguenay découle d’une conférence qu’avait prononcée Jacques Brodeur, enseignant retraité et consultant en prévention de la violence. «Une éducatrice de la commission scolaire , Cécilia Coulombe, assistait à cette conférence alors présentée en métropole. Elle avait donc parlé à monsieur Brodeur en lui proposant de venir dans la région pour rencontrer nos étudiants. Il est donc venu ici à deux occasions rencontrer nos jeunes. Par la suite, Lise Gagnon, Cécilia Coulombe et moi avons présenté le projet de dix jours sans écrans aux écoles d’ici. La directrice de l’école Fréchette, Line Fortin, s’est montrée intéressée au plus haut point. Ce qui fait que nous avons débuté l’expérience cette semaine, jusqu’au 10 février», d’expliquer Caroline.
«L’expérience a amené un rapprochement des parents et de leurs enfants» - Caroline Harvey, psychoéducatrice.
L’athlète Pierre Lavoie est d’ailleurs venu lui-même faire signer les formulaires d’engagement volontaire du défi aux participants, lui qui est parrain de l’expérience. «Dynamisons les relations parents-enfants, et incitons les participants à être actifs et à bouger». Des activités extérieures ont été mises en place à cet effet dans les localités de l’Anse Saint-Jean, Rivière-Éternité et Petit-Saguenay, les élèves de l’école Fréchette provenant de ces municipalités. On mentionne entre autres une soirée autochtone, une autre où on aura une randonnée en raquettes aux flambeaux, sans compter une grosse glissoire aménagée à Rivière-Éternité. Le mont Edouard offre pour sa part des prix forfaitaires aux participants du défi. Caroline Harvey a d’ailleurs commencé à prêcher par l’exemple chez elle, en appliquant le défi sans écrans. «On a remisé la console vidéo Wii et on a passé une soirée en famille à jouer au Monopoly. Mon fils William a adoré!»
