L'Hôpital régional vit une période charnière

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Des moments importants comme président de l'Hôpital régional, Richard Bergeron en a vécus de nombreux depuis qu'il est membre de conseil d'administration et plus particulièrement durant son mandat quinquennal à la présidence. Mais deux lui paraissent particulièrement déterminant, au point qu'il n'hésite pas à dire que l'établissement régional franchit aujourd'hui une période charnière de son développement.

Aux yeux de Richard Bergeron, il ne faut précipiter les choses dans le dossier de la relocalisation du CLSC.

« En douze ans, les transformations ont été nombreuses. Les investissements ont fait progresser la qualité des soins à coups de 10 à 15 millions par année, mais je crois que ce qui est arrivé de plus important ces dernières années, c'est l'obtention des statuts d'hôpital universitaire et de faculté de médecine.

« Les médias et les gens sont beaucoup préoccupés par les soins qu'on prodigue dans un centre de santé et c'est tout à fait légitime puisque c'est sa première fonction. Mais il y a d'autres facettes très importantes qu'un C.A. doit aborder pour qu'il continue à progresser. Avec ces deux reconnaissances, Chicoutimi est plus que jamais en position de force pour son développement.

« Pour emprunter une image du sport, je dirais que nous entrons dans les ligues majeures avec les statuts d'hôpital universitaire et de faculté de médecine. Saviez-vous qu’aujourd'hui un médecin peut suivre ses quatre années de formation à Chicoutimi, sauf pour deux petites semaines à Sherbrooke? Et qu'un médecin peut à la fois soigner les malades, faire de la recherche et de l'enseignement ici même? Avec cet éventail qu'on leur offre, le recrutement se fait beaucoup plus facilement avec un taux de rétention nettement plus élevé. Doté de ces nouvelles cartes dans leur jeu, Chicoutimi et la région ont une place de choix sur l'échiquier provincial ».

L'avenir du CLSC

Richard Bergeron quitte en sachant qu'il n'a pas atteint tous ses objectifs et qu'il y a encore bien des dossiers primordiaux pour le développement du système de santé à Chicoutimi et qui demeurent en chantier. Il y a, notamment, la relocalisation du CLSC. Étonnamment, il ne trouve pas que le dossier traîne en longueur.

_Me Richard Bergeron

« Je crois que le défi que rencontreront les administrateurs non seulement de l'Hôpital de Chicoutimi mais de tous les CSSS de la province, c'est la redéfinition du mandat des CLSC. Nous vivons avec un concept des années 70, trop bureaucratisé et qui est dépassé. Il faut en faire un vrai centre de première ligne ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours par semaine pour désengorger les urgences, qui pourront ainsi remplir pleinement leur vrai mandat.

« Donc, avant de décider que les locaux du CLSC iront à tel ou tel endroit près du centre-ville, il faut procéder à une consultation de tous les intervenants afin de déterminer exactement ce que sera le CLSC de l'avenir pour ne pas avoir à tout refaire dans quelques années. À mon avis, il pourrait être inauguré quelque part en 2013 ».

@CSI :« Les investissements ont fait progresser la qualité des soins, mais je crois que ce qui est arrivé de plus important ces dernières années, c'est l'obtention des statuts d'hôpital universitaire et de faculté de médecine »

Organisations: CLSC, Hôpital régional, Hôpital de Chicoutimi

Lieux géographiques: Chicoutimi, Sherbrooke

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