Plus de pères se prévalent du congé parental


Publié le 22 janvier 2017

Pierre Lapointe, Alyson et Dylan.

©gracieuseté

FAMILLE. Dix ans après l’entrée en vigueur du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), le nombre de pères qui prennent un congé parental a connu une hausse importante.

Avant l’introduction du régime, on en comptait 28% alors qu’aujourd’hui, 80% des pères décident pour une raison ou l’autre, de passer plus de temps avec leur nouveau-né.

Le RQAP prévoit actuellement cinq semaines pour la durée du congé exclusivement réservé aux pères. Par la suite, un papa sur trois décide de

prendre une partie des semaines de congés offertes aux deux parents.

Sur un revenu maximal assurable de 71 500$, le RQAP prévoit remplacer 70%. En moyenne, les femmes utilisent quatre mois (16 semaines) de plus que leur conjoint. En effet, les mamans prennent 17,2 semaines du congé de maternité et 28,9 semaines du congé parental alors que les pères prennent 4,4 semaines du congé de paternité et 13,3 semaines du congé parental.

Des pères présents

TC Media a interrogé trois pères qui ont tous les trois opté pour un congé de plus que cinq semaines. Tous les trois l’ont fait d’abord afin de soutenir leur conjointe dans leur cheminement professionnel.

Mis devant l’ultimatum lancé de la part de l’entreprise de sa conjointe de l’époque qui lui offre un nouveau poste à condition de revenir au travail plus rapidement, Pierre Lapointe a aussi décidé de prendre plusieurs semaines de congé auprès de son enfant. Lui qui avait eu deux enfants plus grands d’une précédente union a trouvé très bénéfique de pouvoir vivre ce moment.  

Dès le départ, Maxime Martel et sa conjointe savent que ce dernier prendra plus que les 5 semaines offertes par le RQAP.

« Ma conjointe est enseignante et pour qu’elle puisse avoir accès à un troisième contrat en 4 ans, nous avons opté pour cette formule », indique Maxime Martel. Au chevet de sa petite fille de cinq mois, il se sent très à l’aise dans ce nouveau rôle.

Il était aussi clair pour Jean-François Boisvert et sa conjointe Christine Bouchard qu’ils allaient profiter du RQAP, la jeune étant propriétaire de la Centre Chiropratique Familial à Alma.

« Je me promenais à l’épicerie partout et je me faisais reconnaître comme le gars avec la poussette orange », rappelle-t-il avec humour.

« C’est arrivé 2-3 fois que j’arrive avec un bébé qui avait faim et qu’elle l’allaite entre deux patients », souligne-t-il en riant.

Lors du premier congé, il se souvient avoir reçu surtout des commentaires d’autres hommes.