Voyager au Québec avec un chien

Publié le 20 août 2016

ANIMAUX. On a voyagé au Québec durant les vacances de la construction. Moi, ma Dulcinée et notre chienne nommée Banffy. Par Michel Thibault

Comme nous avions l’intention de passer quelques jours à l’extérieur, il fallait trouver un gîte qui accepte les animaux domestiques. Pour éviter les déceptions, vaut mieux identifier les lieux accommodants avant de partir.

Une opération toute simple avec booking.com. Sur ce site, on peut sélectionner le critère « animaux domestiques admis ». Dans la région de Rimouski, on a choisi le Motel Rivière Trois-Pistoles parmi cinq établissements amis des pitous. Du côté du Saguenay-Lac-Saint-Jean où 27 adresses pouvaient accueillir Banffy, nous avons retenu le Comfort Inn d’Alma.

Atteindre nos destinations a nécessité quelques heures de voiture. Je redoutais que notre grouillante Husky passe son temps à se plaindre de sa condition de passagère de la banquette arrière. Il n’en fut rien. Avec sa couverture préférée, un os en cuir, des arrêts ici et là, un peu d'eau, elle semble avoir été comblée. Jamais elle n'a geigné : c'est long, on arrive-tu ?!!!

Trouver un endroit confortable pour dormir a été assez facile. C’était moins évident pour le reste. Banffy est hyper dépendante de nous. Il est hors de question de la laisser seule dans une chambre d’hôtel où tout lui est étranger. Elle mangerait la porte pour venir nous rejoindre. Alors où nous allions, notre chien devait aller.

Ce qui excluait les restaurants. Du moins leur intérieur. Plusieurs ont des tables à l’extérieur et y acceptent les clients accompagnés d'un chien. Comme il faisait beau, c’était parfait, sauf la fois où un gros orage est passé en coup de vent à l’heure du dîner au-dessus de la Fromagerie Perron à Saint-Prime. Envoye Banffy dans l’auto; la température venait de chuter de 29 à 19 degrés alors elle ne risquait pas de mourir d'une surdose d'effet de serre. De notre côté, nous avons profité d'une fin de repas en tête à tête à l'abri des bourrasques.

On a aussi acheté des trucs à l’épicerie et pique-niqué dans la nature. Entre autres, à une halte routière avec une vue spectaculaire sur le lac Saint-Jean.

Pour ce qui est des attraits fréquentables avec un chien, j'ai posé la question au premier bureau d'information touristique croisé chez les «Bleuets». Tout est là-dedans, m'a assuré un préposé en me tendant le Guide touristique officiel 2016-2017 du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Un pictogramme en forme de caniche noir y indiquait les sites acceptant les animaux domestiques. Dans les quelque 200 pages présentant des dizaines d’endroits et d’activités, les caniches sont très rares. En fait, on en voit à peu près seulement dans la section «Randonnée pédestre». Avec un chien, oubliez donc la plage, les bélugas et le Zoo de Saint-Félicien. Mais, c’est pas grave. Les chiens ont encore le droit de se promener dans les villes et dans le paysage.

Mes coups de coeur en vrac

Saint-Jean-Port-Joli. Si vous allez dans le Bas-Saint-Laurent, prenez la peine de sortir de l'autoroute pour visiter ce village fort joli.

Le propriétaire du motel Rivière Trois-Pistoles m'a informé de la présence d'un sentier le long de la dite rivière qui coulait en bas de la côte pas loin. Un cours d'eau aussi en forme que Banffy. La rivière des Trois-Pistoles cours, grimpe des marches de roc, fait des culbutes, éclate en glouglou, se jette du haut des escaliers. Tracé parmi les arbres, le sentier qui la longe est aussi espiègle. Des marches, des roches glissantes, pas de rampe, un précipice; pas l'idéal d'y aller avec un chien qui adore l'eau. Mais c'est magnifique.

À Alma, on sortait de l'hôtel, on descendait une côte, direction centre-ville dans un parc bordé par une rivière là aussi. Devant la mairie, un arrangement floral faisait voir la vie en rose à côté d'une fontaine. Banffy en a bien profité. À imiter à mon avis: les bancs de parc avec des instructions pour faire des exercices.

En montant vers Alma, entre Shawinigan et La Tuque, on a suivi la rivière Saint-Maurice. Large, puissante, avec du coffre, une haltérophile. Un bleu profond, électrique. J'ai pris conscience que les cours d'eau avaient chacun leur personnalité. Et des noms parfois bizarres. Au fil des ponts, moi et ma Dulcinée on s'amusait à inventer comment une telle avait hérité de son appellation.

J'ai aussi adoré la multitude de sculptures en plein air au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Et les églises.

Et les gens. Et pour ça, un toutou est un atout. On a rencontré plein de monde grâce à Banffy.

Et vous, vous avez fait un beau voyage ?