«Thierry faisait le bien autour de lui, il serait content»

Une fondation portera le nom du policier Thierry Leroux

Myriam Grenier myriam.grenier@tc.tc
Publié le 24 octobre 2016

Trois policiers de Lac-Simon, trois pompiers du Service incendie de Val-d’Or, la vice-cheffe Pamela Papatie et Michel Leroux siègent sur le comité de la Fondation Thierry Leroux. «Connaissant Thierry, s’il y avait eu une fondation pour un autre policier, il aurait probablement été membre du comité. C’était un fonceur et il aimait faire du bien autour de lui», confirme le policier Mathieu Leduc.

La mémoire du policier Thierry Leroux, décédé en service à Lac-Simon le 13 février dernier, perdurera grâce à une fondation qui portera son nom. Celle-ci permettra d’aider les jeunes de la communauté anishnabe.

«Thierry était quelqu’un de dynamique, sportif et impliqué dans la communauté. Il était sociable de nature et prenait le temps de jaser avec la population. Il avait bien pris sa place à Lac-Simon, fait valoir Mathieu Leduc, instigateur du projet et policier éducateur dans la communauté.

«Thierry avait à cœur son métier de policier dans la communauté et une fondation représente la meilleure façon pour honorer sa mémoire et continuer ce qu’il avait commencé, estime-t-il.

«J’ai rencontré son père Michel. Il n’était pas question d’aller de l’avant avec la fondation sans l’accord de toute sa famille, soit son père, sa mère Christine (Peeters), son frère Steffan et sa conjointe Joannie. On veut les informer de chacune des décisions pour que la fondation soit à l’image de leur fils, conjoint ou frère, soutient Mathieu Leduc. Ils ont tous accepté, le jour même ou le lendemain.»

Réduction des méfaits

La Fondation Thierry Leroux pourrait voir le jour en février 2017, une façon de souligner le triste anniversaire du décès du policier. «On est encore à l’état embryonnaire et dans les démarches légales. L’argent amassé aiderait dans les sports et les études dans la communauté pour contrer le décrochage scolaire et permettre d’atteindre un plus haut niveau scolaire, précise le policier Mathieu Leduc.

Cette fondation pourrait aussi faciliter le travail des policiers. «On espère que ça fera boule de neige et que l’on pourra diminuer la consommation de stupéfiants chez les jeunes et réduire les méfaits», souhaite-t-il.

 

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