Élections municipales: Mireille Jean ne s'impliquera pas dans la campagne

Même si elle est contente du départ de Jean Tremblay


Publié le 19 avril 2017

La députée de Chicoutimi, Mireille Jean.

©Photo: TC Media-Dominique Savard

POLITIQUE. Même si elle a accepté de rencontrer le candidat à l’investiture de la chefferie du Parti des citoyens, Jean-Pierre Blackburn, et qu’elle ne se cache pas pour dire qu’elle est contente du départ du maire Jean Tremblay, la députée de Chicoutimi Mireille Jean n’a pas l’intention de prendre une part active à la prochaine campagne électorale municipale, dont l’élection aura lieu en novembre prochain.

« Je pense que j’ai un devoir de réserve et je devrai travailler avec celui ou celle qui sera élu par la population et ça mérite un respect. Je veux laisser à la population le soin de choisir le meilleur candidat. Quant à M. Blackburn, il a demandé à me rencontrer et je vais l’écouter.  Ça aura lieu jeudi », souligne Mme Jean, invitée au Cercle de presse du Saguenay pour souligner son premier anniversaire à titre de députée à l’Assemblée nationale.

Les élections municipales, c'est important et on ne peut pas s'en dissocier complètement.

Mireille Jean

Interrogée sur le fait que le maire Jean Tremblay a clairement donné son appui à son adversaire libérale Francyne Gobeil lors de l’élection partielle d’avril 2016, la députée de Chicoutimi répond: « Certains ont moins de réserves. Je ne vais pas vous surprendre en vous disant que le style de gestion du maire actuel n’est pas celui auquel j’adhère. Alors, les gestes qu’il pose et la manière dont il fait les choses, ce n’est pas ce que je pense qu’il faut adopter pour faire une bonne gouvernance. Je pense que politiquement et éthiquement, il faut avoir une certaine réserve. Est-ce que ça sera réserve envers et contre tous ? On verra ce qui va se passer, la campagne n’est pas commencée et les candidats ne sont pas tous connus. »

Mireille Jean se refuse aussi de tracer un bilan du règne de 20 ans à la mairie de Jean Tremblay. « Vous n’êtes pas sans savoir que je suis en désaccord avec son style de gestion, avec son approche très centralisatrice sur lui-même, son manque d’ouverture de collaboration avec les gens qui sont autour de lui, avec son approche qui ne permet pas la dissension ou le désaccord. C’est d’ailleurs pourquoi je me suis lancée en campagne électorale contre lui en 2005. Je pensais qu’il n’était pas l’homme de la situation et je pense qu’il ne soit plus là, ça va faire du bien pour laisser la place à un autre style de gestion. Honnêtement, comme députée, je n’ai eu aucune relation avec lui. Il fait son affaire la porte fermée. Il n’y a pas d’appel, pas de collaboration non plus. »

Marijuana

Parmi les autres sujets abordés, Mireille Jean avoue que, personnellement, elle est en faveur du projet de loi du gouvernement fédéral sur la légalisation de la marijuana. « Je suis pour. C’est un enjeu qui faisait que plusieurs personnes devenaient des contrevenants quand ils n’ont pas besoin de le devenir. Ça va contrôler aussi l’approvisionnement et pour ce qui est de la distribution, le modèle n’est pas encore trouvé. Il y a plusieurs avenues à l’étude actuellement, comme utiliser la SAQ qui pourrait être une société des drogues en parallèle, ou par le biais de pharmacies ou encore des commerçants indépendants. Ce dont il va falloir faire attention maintenant, c’est que le fédéral passe une loi et cette dernière aura un impact sur la santé, sur la population. Donc, ça va prendre des sous qui vont avec. Il faudra que le gouvernement fédéral s’assure qu’on ait les moyens de faire en sorte que cette légalisation se fasse pour le bien du public et non pas à l’inverse. »