Santé : plus de lits et d'employés pour répondre aux besoins futurs


Publié le 20 mars 2017

Martine Couture

©TC Media - Sabrina Malaison

AINÉS. Le gouvernement du Québec investit 3 111 290 $ dans le réseau de la santé au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

D'une part, 1 630 090 $ serviront à créer 44 places, soit 32 pour personnes âgées en perte d'autonomie modérée, 6 en santé mentale à Saguenay et 6 de réadaptation, dont 2 au Saguenay en réadaptation physique et 4 au Lac-Saint-Jean en gériatrie. Les fonds proviennent des 100 M$ annoncés en décembre par le gouvernement provincial pour réduire le temps d'attente et désengorger les hôpitaux, selon le député Serge Simard.

« Il y avait des lits de long terme qui empêchaient les gens qui avaient besoin de soins à court terme d'avoir accès aux étages. À partir du fait où on annonce de nouvelles places, ça vient diminuer la non-accessibilité. »

Les 1 481 200$ permettront l'embauche de 32 préposés aux bénéficiaires pour offrir un meilleur service et des soins adéquats aux personnes âgées qui vivent dans les 16 CHSLD de la région. La présidente-directrice générale du CIUSSS,  Martine Couture, indique que l'organisation s'adapte aux réalités futures alors que la population est en meilleure santé et vieillit plus longtemps.

« Il faut être bien organisé, au domicile, les ressources intermédiaires autour de la personne et le CHSLD, lorsque nécessaire. Les gens vont y arriver en plus lourde perte d'autonomie, il faut intensifier les services à l'intérieur même du CHSLD. »

À ce sujet, Mme Couture a ajouté que le ministre Gaétan Barrette prévoit tenir un forum concernant le soutien à domicile pour les ainés, l'une de ses grandes priorités.

Serge Simard

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Chirurgie du cancer de l'oesophage

Questionnée au sujet du dossier des chirurgies du cancer de l'oesophage, la présidente-directrice générale du CIUSSS a souligné qu'il est entre les mains de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS).

« C'est l'INESSS qui se penchera sur la question des meilleures pratiques, de la revue de littérature sur l'endroit où devraient être faites les chirurgies de l'œsophage. On est dans l'attente d'un rapport. »

L'institut prévoit rencontrer les équipes médicales de la région, afin de s'assurer du bon déroulement des opérations, de leur expertise pour ensuite produire un rapport dans un an, selon M. Simard. Il soutient avoir discuté avec le ministre Barrette, qui a affirmé vouloir suivre les recommandations qui seront faites.