Tristan rechute: la famille replongée dans le combat contre le cancer


Publié le 18 mars 2017

Tristan collabore du mieux qu'il peut, il est très courageux

©Photo: TC Media-Sabrina Malaison

MALADIE. Après dix mois de rémission, Tristan et sa famille doivent à nouveau mener leur combat contre le neuroblastome (cancer) de stade 4.

La famille a appris la triste nouvelle, le 25 janvier dernier, alors qu'au bilan du jeune garçon en décembre, tout était normal. Ses parents, Caroline Tremblay et Mario Boily, ont remarqué en début de semaine qu'il était enflé au visage au niveau de la mandibule, expliquent-ils.

« On pensait que c'était un ganglion, mais ç'a augmenté le lendemain. On a vu son médecin le mardi et on est allé le chercher à l'école puisque ça lui faisait mal. On a passé l'écho le mercredi et on savait qu'on s'enlignait vers une rechute. C'est par une IRM que les médecins ont confirmé la présence de masses. »

À son premier diagnostic en 2015, il avait une masse au niveau de la glande surrénale. Il avait des métastases osseuses, mais maintenant, en plus d'être revenues au même endroit, il en a au niveau du foie, des poumons, de la mandibule et la plus importante est près de la colonne.

Un dur revers à prendre pour la famille alors que les parents avaient recommencé à travailler. Ils commençaient à peine à se remettre de tout ça et à reprendre une routine normale.

« Il allait à l'école et ça allait super bien. On avait passé un beau temps des Fêtes. On allait faire retirer son Port à Cath (boîtier en métal qui lui permettait de recevoir ses traitements directement plutôt que par soluté), le 26 janvier et ça devait marquer la fin. La rechute a été pire, on savait en partie dans quoi on retournait et Tristan avait tellement été malade avec la radiothérapie et la chimiothérapie. On est à la fois devant l'inconnu puisqu'il devra suivre un protocole différent », indique cette dernière.

Le jeune garçon a fait une semaine de radiothérapie en janvier à Québec, et deux cycles de trois semaines de chimiothérapie sur dix, pour le moment. Un processus extrêmement difficile aussi pour sa soeur de 11 ans, Jade.

« Quand on lui a appris la rechute à son frère, elle était attristée. Tristan demandait sa soeur à Québec pendant ses traitements, ils s'ennuyaient l'un de l'autre. Elle est très protectrice envers lui », raconte le papa, Mario.

Les parents espèrent que leur enfant réponde bien au traitement, et qu'il se retrouve à nouveau en rémission. Si tout se passe comme prévu, ils pourront partir au Michigan, aux États-Unis. Là-bas, un nouveau médicament basé sur des recherches pourrait aider Tristan dans sa rechute. Sinon, d'autres options s'offriront à lui à l'hôpital Sainte-Justine à Montréal, dont la thérapie MIBG ou la thérapie ciblée.

Et l'école?

L'élève de deuxième année de l'école Sainte-Cécile poursuivra sa scolarisation à la maison avec un professeur fourni par la Commission scolaire De La Jonquière. « Il va venir ici enseigner à Tristan un certain nombre d'heures par semaine pour lui permettre de ne pas prendre de retard, de faire ses examens et de passer son année, comme l'an dernier. »

Le couple est d'ailleurs très reconnaissant de recevoir autant d'aide et de soutien de ses proches.

C'est en famille que le combat est mené contre le neuroblastome

©Photo: TC Media-Sabrina Malaison