Plus de lits pour la Maison d’accueil des sans-abri


Publié le 13 mars 2017

Les itinérants peuvent passer d'un jour à environ un an dans le bâtiment, mais la moyenne est de trois mois.

©Photo: TC Media-Sabrina Malaison

ITINÉRANCE. La Maison d'Accueil des sans-abri a investi 15 000 $ afin d'ouvrir une chambre de 4 à 6 lits alors que les besoins se font de plus en plus grands.

« En hiver 2015-16, on a dû refuser entre 12 et 15 personnes parce qu'on était en surcharge, de novembre à mars. Ça pose problème parce qu'on est le dernier recours », explique le directeur de la Maison d'Accueil des sans-abri à Chicoutimi, Michel St-Gelais.

Le bureau du directeur descend au rez-de-chaussée.

©Photo: TC Media-Sabrina Malaison

Les travaux ont commencé il y a deux semaines au deuxième étage et devraient se terminer le 24 mars prochain. Le secrétariat prendra la place du bureau du directeur qui sera réaménagé au rez-de-chaussée avec un petit bureau d'accueil.

La chambre comprenant un maximum de six lits sera aménagée ici.

©Photo: TC Media-Sabrina Malaison

Presque l'entièreté du deuxième étage se transforme en grande chambre ce qui permettra de faire passer de 31 à 37 places au total, soit 25 à la maison, 3 dans l'appartement du bas et 9 dans le pavillon augustinien. Ce dernier rouvrira officiellement en avril pour permettre de l'hébergement jusqu'à près de 2 ans pour des situations d'attente de procédures et non de crise.

Les fonds ont été octroyés via le budget fédéral. Par ailleurs, l'organisme rouvre le pavillon augustinien dès le début avril pour faire de l'hébergement à plus ou moyen terme. L'organisation souhaite aussi adapter sa cuisine puisqu'elle donne 24 000 soupers par an.

De plus en plus jeunes et vieux

Le type de personnes qui passe toujours en plus grand nombre en ces lieux est très varié, mais presque tous sont aux prises avec des problèmes de consommation, de santé mentale ou de judiciarisation. « On voit l'émergence des plus jeunes qui sortent des centres jeunesse à 18 ans, et n'ont pas nécessairement les ressources, le niveau d'éducation accompli, d'emploi, mais aussi des personnes âgées de 55 ans ou plus, ce qu'on voyait moins avant qui vivent des problèmes de désorganisation ou d'itinérance pour certaines raisons. »

La détresse prend de l'ampleur

Selon Michel St-Gelais, la pauvreté gagne du terrain sur l'ensemble de la population se fragilise et devient vulnérable.

« Il n'y a pas de formule magique si on continue dans cette optique sociale-là, chaque année des personnes s'appauvrissent de plus en plus, le coût de la vie augmente, le coût des aliments, tout, mais pas les revenus.» Le gouvernement se doit d'agir alors que la situation ne va pas en s'améliorant, conclut-il.