Jean-François Lisée lance un avertissement à Justin Trudeau

Publié le 25 août 2016
TC Media - Sophie Rouillard

POLITIQUE. Le candidat à la chefferie du Parti québécois et député de Rosemont, Jean-François Lisée, profite du passage du parti de Justin Trudeau à Jonquière pour démontrer les injustices auxquelles le Québec fait face selon lui.

Le député reproche au gouvernement fédéral de ne pas redonner aux contribuables l'argent qui leur est dû. En effet, Jean-François Lisée croit même que le Parti libéral de Justin Trudeau investit moins d'argent et crée moins d'emplois dans la province qu'ailleurs au pays.

«Il [le gouvernement fédéral] nous envoie des chèques de péréquation, mais ce n'est pas ça qu'on veut! », scande-t-il. 

Selon M. Lisée, la province serait victime d'une injustice fédérale par rapport aux investissements faits dans l'armée canadienne. D'ici 25 ans, le député affirme que l'investissement fédéral dans les navires de guerre atteindra les 110 milliards de dollars.

« C'est presque impensable. Sur ces 110 milliards, nous allons en payer 20 [milliards] et nous allons en recevoir moins qu'un. On va donc être dans le trou de 19 milliards de dollars. »

Le député soutient également que cet argent ne reviendra pas dans les bourses du Québec, au contraire même, qu'elle irait servir d'autres provinces.

« C'est comme si tous les Québécois, chaque année, envoyaient un million de dollars dans le reste du Canada pour qu'il y ait des emplois à Halifax et en Colombie-Britannique. Ça va être la plus grande injustice en investissement de l'histoire du Canada. »

Jean-François Lisée soutient que puisque l'argent permet de créer des emplois ailleurs qu'au Québec, la province est plus que pénalisée.

« On n’est même pas dans la moyenne canadienne, déplore le député. On nous traite de quêteux, mais on à moins que la moyenne canadienne en termes d'investissements pour créer de l'emploi. Si on comble ce manque, ça pourrait créer 35 000 emplois directs, ce qui équivaut trois fois à la population de Roberval. »

Jean-François Lisée précise que s'il est élu à la tête du Parti québécois puis comme premier ministre, ce dernier n'aura pas peur de faire face au gouvernement fédéral.

« On va se tenir debout et réclamer la justice. Ils nous disent que le Canada c'est un beau pays. Pourquoi est-ce un beau pays si injuste dans la création d'emplois et de richesses? Ils vont se le faire dire haut et fort. Je vais être impitoyable. »