Compressions à l'UQAC: Le recteur confirme les impacts sur les étudiants

Audrey-Anne Maltais redaction.saguenay@tc.tc
Publié le 16 décembre 2015

ÉTUDES. Martin Gauthier, recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et invité du Cercle de presse cette semaine, a avoué que les nombreuses compressions des dernières années auront, effectivement, eu un impact sur les étudiants et les services qui leur sont offerts.

M. Gauthier tenait également à souligner qu'il s'agit de la première fois, depuis le début des coupures, que l'université ne reçoit pas de compressions supplémentaires en cours d'année.

«On est content de ne pas avoir de compressions supplémentaires, néanmoins, ça reste difficile. On prévoit d'ailleurs un déficit de 1,6 M$ cette année», précise le recteur.

Déficit de 1,6 M$

En effet, les revenus de l'université n'augmentent pas, mais les coûts, eux, augmentent, selon M. Gauthier, à raison d'environ 3% par année.

«On a réussi grâce à l'attrition, c'est-à-dire les départs à la retraite qui ne sont pas remplacés, à équilibrer notre budget dans les dernières années, mais ce ne sera pas le cas cette année», mentionne M. Gauthier.

Ce qui est triste, selon le recteur, c'est que si l'UQAC termine l'année avec un déficit, elle verra sa subvention conditionnelle, qui représente 8 M$, retenue par le ministère l'an prochain.

«Bien sûr, on a essayé de minimiser l'impact de toutes ces compressions, mais si je faisais témoigner un étudiant ou un professeur, je vous garantis qu'ils vous diraient qu'il y a eu des effets et je vous confirme qu'il y en a eu», ajoute M. Gauthier.

Ce dernier affirme qu'ils ont tenté de préserver les services essentiels dans l'université et souligne que les activités internationales les aident à maintenir le déficit au plus bas.

Du positif

Le recteur croit que la promesse électorale du député fédéral Denis Lemieux sera une belle opportunité pour l'UQAC de rayonner, autant dans la province qu'à la grandeur du pays.

«Il a promis un investissement de 20 M$ dans une infrastructure de recherche universitaire axée sur les saines habitudes de vie», explique M. Gauthier.

Ce dernier précise que ça permettra à l'université de devenir le leader en saines habitudes de vie au Canada, ce qui sera très positif.