Une pause-café pour dénoncer les coupes en éducation

Audrey-Anne Maltais redaction.saguenay@tc.tc
Publié le 30 novembre 2015
Pause-café symbolique à l'UQAC.
Photo : TC Media - Audrey-Anne Maltais

DÉNONCIATION. Les membres de la communauté de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) se sont rassemblés, ce matin, afin de procéder à une pause symbolique pour dénoncer les coupes en éducation.

Selon Manon Bouchard, présidente du syndicat des professionnels de l'UQAC, les restrictions budgétaires minent l'offre de cours, la qualité de l'enseignement et les services aux étudiants, entre autres.

«L'éducation n'est pas un bien de consommation. C'est la chance pour chacun de réaliser son plein potentiel, c'est l'avenir», a mentionné Mme Bouchard d'entrée de jeu.

Revenir aux bonnes valeurs

Cette pause-café se tenait simultanément dans la plupart des universités du Québec. Mme Bouchard souligne que l'objectif est de remettre à leur place les vraies valeurs universitaires.

«L'université est de plus en plus considérée comme une entreprise qui doit être rentable, alors que ce n'est pas du tout sa mission. C'est très important de former nos jeunes et il ne faut pas les voir comme des clients payants, mais plutôt comme un investissement pour l'avenir».

Selon la présidente, nous devons former des humains, pas des machines.

«Il faut transmettre des connaissances qui contribuent au développement de l'humain et de la société. Ne réduisons pas l'enseignement à sa fonction économique».

Elle ajoute d'ailleurs que le fait de fonctionner avec 737 M$ en moins, c'est un véritable tour de force que les universités effectuent depuis 2012.