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Le soccer jonquiérois à saveur française

Frédéric Pissavin est le responsable des Stages de soccer à l’étranger de l’Académie française de Foot. Il était de passage la semaine dernière pour donner un camp de perfectionnement aux jeunes du Club de soccer de Jonquière. Photo: Jean-Philippe Reid

Frédéric Pissavin est le responsable des Stages de soccer à l’étranger de l’Académie française de Foot. Il était de passage la semaine dernière pour donner un camp de perfectionnement aux jeunes du Club de soccer de Jonquière.

Publié le 11 Juillet 2012
Publié le 9 Juillet 2012
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Suite à leur passage de trois jours à Jonquière, les entraîneurs de l’Académie française de foot (AFF) continuent leur voyage en sol québécois afin d’offrir des stages aux jeunes joueurs et joueuses de soccer de la province.

Sujets :
France , Québec , Jonquière

Les 43 jeunes inscrits au camp de perfectionnement qui se déroulait la semaine dernière ont pu profiter des conseils de deux entraineurs de l’AFF. Anciennement, dans l’organisation des Olympiques de Marseille, Frédéric Pissavin et Raphael Reynaud ont été surpris du niveau de jeu de la région. Le responsable du programme des stages à l’étranger, Frédéric Pissavin, décrit la différence entre les structures d’ici et celle de la France.

« La progression des joueurs d’ici se base sur les rencontres tandis qu’en France, on valorise beaucoup plus l’entrainement. Les jeunes qui commencent ne jouent tout simplement pas ».

Chez nos cousins les Français, c’est seulement à 18 ans que l’accent est mis sur la performance, jusqu’à cet âge, c’est le développement qui compte. Chez les filles, en revanche, Frédéric Pissavin affirme que les jeunes Québécoises sont en avance techniquement sur les Françaises.

Le directeur technique du club de soccer de Jonquière, Olivier Chartier, aimerait bien modifier la structure régionale actuelle pour ressembler davantage aux Français, mais les conséquences pourraient être critiques.

« La culture du hockey qui se base sur des matchs prend beaucoup de place au Québec. Il y a donc autant de pratiques que de rencontres. Ce phénomène se fait sentir également au soccer. Si les 1100 jeunes qui font partie du club doivent changer leur façon de faire, nous perdrons beaucoup d’entre eux ».

M. Chartier espère tout de même apporter quelques changements pour apporter un impact à long terme. « Les jeunes disputent des parties à l’âge de 10 ans et même plus tôt. Ceux qui ont plus de difficultés ne toucheront jamais au ballon durant la rencontre, tandis que lors d’une pratique, tous les joueurs ont droit au même développement », explique Olivier Chartier.

Expérience enrichissante

Même si la structure française n’est pas à refaire, Frédéric Pissavin a appris beaucoup du Québec. « Il y a plusieurs éléments du soccer québécois qui peuvent être très intéressants pour la France. La structure des différents niveaux et les installations pour la pratique de cette discipline peuvent servir de modèles. On apprend énormément en venant ici et ces nouvelles connaissances seront adaptées pour la France ».

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