« Près de huit mois après le séisme, rien n’est complètement sur le point de se rétablir, a expliqué l’enseignant Louis-Marie Leblanc, établi dans la région depuis 37 ans. Il n’est pas possible d’envisager un avenir pour ma famille. Ils sont à bout d’énergie, à bout de souffle; quelque chose finit toujours par arriver. »
Les sept membres de la famille de M. Leblanc ont entrepris depuis les événements de janvier dernier des démarches pour immigrer au Canada. Elles ont été sélectionnées pour demeurer au Québec, mais doivent passer par un lourd processus administratif en se procurant, en autres, des certificats médicaux et des certificats de bonne conduite.
« Il n’y a plus d’archives en Haïti, la documentation n’est plus là, explique-t-il en gardant son sang-froid tout au long de la conférence, malgré l’émotion qui régnait. Ma famille doit recourir à des services privés, qui sont coûteux et qui demandent malgré tout un long délai d’attente. »
