Le microbus électrique en aluminium, c’est le défi qu’ont relevé quatre compagnies du domaine de la transformation de ce produit, devant une demande croissante face à ce type de véhicule pour le transport urbain. C’est ainsi que le consortium, formé du Centre national du transport avancé (CNTA), Styl&tech, Alcoa Innovation et la Société de la Vallée de l’Aluminium (SVA) se sont unis pour fabriquer le châssis en aluminium. «Les quatre entreprises ont allié leurs forces respectives pour la création de ce véhicule unique», a souligné le président de la SVA, Arthur Gobeil.
Si le CNTA et la SVA se sont occupés respectivement des domaines électriques et de l’aluminium, Styl&tech s’est penché sur le design et Alcoa Innovation sur la structure et l’ingénierie.
Route
Avant d’être sur la route, le châssis d’aluminium devra passer à travers une batterie de tests pour vérifier sa solidité. Par contre, le consortium espère fortement que d’ici la fin de l’année actuelle, un prototype de microbus électrique en aluminium pourra être testé sur route. «Pour le moteur, on utilise une technique où, pendant que le bus roule, la batterie se recharge. Il y a donc une autonomie de roulement quasi infinie», a souligné Sylvain Castonguay du CNTA. Les utilisateurs de ce type de véhicule peuvent être assurés selon lui, de sauver 50 000 litres d’essences par année.
Union
Par ailleurs, les multinationales de l’aluminium Rio Tinto Alcan, Alouette et Alcoa se sont tous alliées financièrement dans ce projet, une preuve pour la SVA de son importance. «C’est la première fois qu’une union de ce genre est faite entre les trois entreprises. C’est une façon de démontrer le sérieux de la démarche et la crédibilité du produit qui est présenté», a déclaré Arthur Gobeil.
Pour l’instant, le microbus électrique en aluminium vise le marché québécois. Par la suite, d’autres démarches devraient être enclenchées pour faire la promotion de ce que la SVA appelle maintenant, «son vaisseau amiral».

