Dans les années 70, la compagnie Alcan décide d’informatiser ses usines, pour les procédés d’électrolyse dans les salles de cuves dans la région, et utilise des entreprises d’ici pour concrétiser le projet. C’est avec ce rappel historique que Jacques Gagnon commence la conférence qu’il a donnée devant plusieurs dizaines d’étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi récemment. Son entreprise IMAGEM, pour laquelle il est président, se consacre à la conception de logiciels et interfaces informatiques, reliés à la santé. Son principal client est le ministère de la Santé.
«Grâce à cette informatisation des procédés par la multinationale Alcan, plusieurs entreprises d’ici, qui se consacraient à l’informatique, ont pu travailler pour l’entreprise. C’est comme ça que notre expertise a débuté», affirme Jacques Gagnon.
L’avenir
Celui qui œuvre dans l’industrie des technologies de l’information depuis plus d’une dizaine d’années pense ainsi que ce qu’a fait Alcan à l’époque, doit être pris en exemple par les autres entreprises. «L’informatique, on le dit depuis longtemps, c’est l’avenir. On en voit déjà des effets un peu partout. L’important pour le moment, c’est que la région mise sur cette voie et que les entreprises n’hésitent pas à faire appel à des experts pour augmenter leur productivité», dit-il. Il ajoute dans le même souffle que grâce à l’informatique, plusieurs compagnies ont augmenté considérablement leur productivité et leur compétitivité dans leur secteur d’activité.
Créneau
Pour l’instant, l’informatique n’est pas un créneau qui est préconisé par les intervenants de la région. Par contre, Jacques Gagnon pense qu’il devrait l’être. «Officiellement, ce n’est pas un créneau. Mais pourquoi la forêt en est un, alors que cela va mal dans l’industrie, et que les technologies de l’information n’en sont pas un. Pourtant, c’est un domaine en pleine expansion. Il y a beaucoup de programmes qui offrent ça dans les institutions d’enseignement», affirme l’expert en informatique.
Pour lui, cette valorisation de l’informatique dans la région passe par la sensibilisation de la population et des entrepreneurs. «Il y a beaucoup de jeunes qui vont se lancer là-dedans dans les prochaines années. Il faut susciter l’intérêt, car cette industrie est très dynamique», note Jacques Gagnon.

