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Sylvie foule le sol de Saint-Jacques-De-Compostelle pour une 13e fois

Sylvie Cimon dans le chemin Saint-Jacques-de-Compostelle près de la Croix de fer aussi appelée, Cruz de Hiero. (Photo:courtoisie)

Sylvie Cimon dans le chemin Saint-Jacques-de-Compostelle près de la Croix de fer aussi appelée, Cruz de Hiero.(Photo:courtoisie)

Johanne De la Sablonnière
Publié le 7 Octobre 2011
Publié le 16 Septembre 2011
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On en parle comme d’un pèlerinage, d’un ressourcement personnel ou d’une démarche plus spirituelle. Reconnu à travers le monde, le Chemin de Saint-Jacques- de- Compostelle a été foulé par d’innombrables marcheurs et présentement, Sylvie Cimon le redécouvre pour une treizième fois.

Sujets :
Saint-Jacques-De-Compostelle , France , Santiago

La première fois, Sylvie Cimon est partie en solitaire à la découverte de ce long Chemin. Elle avait choisi de parcourir le segment de 1 000 km entre la France et Santiago. «Les gens s’étonnaient de me voir partir seule mais je n’avais pas peur du tout», affirme Sylvie. C’était en 2003, quelques années après avoir surmonté une grave dépression. «À cette époque, j’aurais donné mes deux bras pour ne plus souffrir de ce mal à l’âme», explique Mme Cimon. Au terme de cette période difficile, plus rien n’effrayait Sylvie Cimon qui a décidé de s’accorder du temps de réflexion pour savoir où elle se sentirait utile, tout en étant heureuse.

«J’ai donc entrepris cette longue marche. C’était aussi pour dire merci à Dieu d’une certaine façon pour sa guérison», se remémore Mme Cimon.

Un voyage dans une nouvelle dimension

Pendant presque deux mois, elle a marché, portée par le temps et transportée dans la dimension d’un paysage totalement différent. «La végétation, la beauté des montagnes, jamais on n’oublie ce voyage- là. Les gens restent marqués», rapporte la voyageuse.

Sylvie a été pratiquement aspirée par Compostelle où elle retourne maintenant à titre d’accompagnatrice pour une agence de voyage.

«C’est moi qui ferme la marche. Après le voyage, les gens m’écrivent et vous savez, plusieurs regrettent de ne pas avoir réalisé ce genre de voyage avant. Mais ils sont unanimes. C’est une expérience qu’ils n’oublieront pas», conclut la voyageuse. C’est vraisemblablement cette expérience qui aura inspiré l’instigatrice du Sentier Notre-Dame, Kapatakan, qui traverse la région, de Rivière-Éternité jusqu’ au Lac-Bouchette.J.D.L.S

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