Parents, écoles et spectateurs doivent réagir!

Dominique Savard
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Dean Meloche, Jamie Hubley, Marjorie Raymond, combien en faudra-t-il de ces jeunes adolescents qui s’enlèvent la vie parce qu’ils n’en peuvent plus d’être des victimes d’intimidation, particulièrement à l’école et dans les réseaux sociaux?

D’abord, comme plusieurs, j’en ai marre d’entendre après ces drames aussi incompréhensibles que bouleversants, nos politiciens qui crient haut et fort que nous devons trouver une solution et mettre en place un plan pour contrer ce fléau qui mine la vie de nos enfants. Le temps n’est plus aux belles paroles ni aux bonnes intentions. Il faut des gestes concrets, et ça presse. Pas question d’attendre qu’il y ait une autre victime. Toute la société doit y mettre du sien.

Les jeunes victimes ne doivent pas avoir peur de parler, de se confier à un ami, un parent, un intervenant. Et ceux-ci ont l’obligation d’agir s’il y a quelque chose ne va pas. Il faut d’abord arrêter de penser que ce sont des chicanes d’enfants qui sont normales et que ce n’est pas grave. Trop d’exemples, dont celui de la jeune Marjorie Raymond, nous prouvent le contraire.

Les parents

Les premières actions appartiennent aux parents. En tout temps, le non-respect et l’intimidation doivent être au cœur des éléments proscrits à la maison. De plus, puisque l’Internet fait aussi partie de leur vie, c’est notre devoir parental d’assurer une surveillance afin d’éviter que les menaces ou l’organisation des gestes d’intimidation ne circulent par les réseaux sociaux comme Facebook. Après cela, si les jeunes choisissent un jour d’intimider quelqu’un, ils sauront ce qu’ils font et ce sera leur choix. C’est en connaissance de cause qu’ils devront alors en subir les conséquences et surtout, les punitions qu’ils méritent.

Rôle de l’école

Les directions d’école et les enseignants doivent, pour leur part, assumer leur rôle d’autorité et ne pas tenter de ménager la chèvre et le chou. Ils doivent avoir les yeux et les oreilles grands ouverts et ne pas hésiter à intervenir avec rigueur. Quand il y a de l’intimidation, on y retrouve une victime et un intimideur. C’est ce dernier qui doit subir les conséquences de ses gestes, tout comme ses complices. Et les retourner à la maison n’est pas la solution. On peut suspendre un jeune de la classe à l’interne en lui donnant des travaux, en plus de lui faire réparer ses torts en écrivant, par exemple, une lettre d’excuses à sa victime. Évidemment, ces actions ne sont pas possibles sans la collaboration des parents.

On pourrait aussi prévoir des surveillants qui patrouilleraient dans les couloirs, les casiers, la cafétéria, la cour d’école et même les toilettes, les endroits de prédilection pour les intimideurs. Et pourquoi pas des caméras? Aux grands maux les grands moyens, et nos jeunes seront bien gardés!

Les spectateurs

Sans spectateurs ou complices, les intimideurs seraient moins actifs, sans aucun doute. Il faut faire comprendre à la majorité silencieuse et souvent «rieuse», qu’elle a la responsabilité d’intervenir, sinon de réagir et de dénoncer.

Finalement, comme l'indiquent des études, le temps de conversation entre parents et enfants est passé de 1 h 12 à 34 minutes «par semaine» entre 1981 et 1997. Comment voulez-vous que l’on sache ce que font nos enfants, ce qu’ils subissent et comment ils se sentent quand on consacre si peu de temps à discuter avec eux ?

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