Le Voivod est un chevalier-vampire-androïde de l’ère post nucléaire. Inspiré d’une légende transylvanienne, cet antihéros évolue et se métamorphose d’un album à l’autre jusqu’à Voivod, le dixième album studio, en 2003.
Daniel Mongrain est un fan de Voivod depuis 1987. Anciennement du groupe canadien Martyr, les musiciens de Voivod sont allés le chercher, pour un spectacle en 2008, trois ans après la mort de Piggy (Denis D’Amour), décédé du cancer du côlon pendant l’enregistrement de l’album Katorz, durant l’été 2005.
« À l’époque, j’avais été approché pour un seul spectacle. Finalement, je suis avec eux depuis 2008. C’est indescriptible de jouer avec ce band-là, puisque c’était mon groupe préféré dans les années 1990. J’ai profité et je profite toujours de chaque seconde », explique le guitariste, Daniel Mongrain.
Voivod est aujourd’hui très actif partout dans le monde. Les musiciens sont en spectacle en Europe, aux États-Unis et au Canada durant une bonne partie de l’année.
« On a eu des offres d’un peu partout dans le monde depuis quatre ans et on a fait une trentaine de pays sur plusieurs continents. Au Québec, on fait de deux à quatre spectacles par année ».
Selon Daniel Mongrain, Voivod est toujours un groupe culte partout sur la planète. « Les promoteurs sont souvent des grands fans du groupe. Il y a aussi un respect énorme des autres bands de la scène métal, progressive, underground et même actuelle ».
Voivod était l’un des premiers groupes de métal au Québec avec un son très avant-gardiste. « Le son du métal montréalais reconnu partout dans le monde découle de Voivod. Il y a un côté américain plus brutal, et un son européen plus fin et sophistiqué ».
Les musiciens de la formation originale sont installés à Montréal depuis les années 1980, mais il s’agit toujours d’un plaisir pour eux de revenir jouer dans leur ville natale et revoir leur famille et leurs plus vieux amis, selon le guitariste du groupe.
Un premier album composé par les membres du groupe actuel devrait voir le jour à l’automne.

