Patrick Bouchard, un cinéaste d’ici à Fantasia

Joanie Harvey
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Un réalisateur originaire du Saguenay, Patrick Bouchard, verra son travail présenté en soirée d’ouverture de la 16e édition du festival Fantasia le 19 juillet prochain à Montréal. Une grande vitrine pour le court-métrage Bydlo, produit par l’Office national du film du Canada.

« Ce sera une bonne visibilité pour moi et mon film, malgré que c’est un public assez différent, qui sera un peu plus jeune », affirme le principal intéressé, qui fait dans le film d’animation. « Une soirée d’ouverture, c’est toujours très médiatisé. Ce sera peut-être déterminant pour la suite, les autres festivals ».

Bydlo est en lice dans deux catégories, soit « Meilleur court-métrage québécois » et « Compétition internationale d’animation ». Il s’agit de la deuxième participation à la compétition officielle pour le cinéaste, alors qu’il avait remporté le prix du Meilleur son en 2003 pour Les ramoneurs cérébraux. Fantasia a présenté tous les films de Patrick Bouchard jusqu’à maintenant (Dehors novembre et Révérence, les deux autres courts-métrages du cinéaste saguenéen).

Patrick Bouchard est l’une des figures montantes du cinéma d’animation à l’ONF. Il est réputé pour ses films au climat sombre mettant en scène des marionnettes aux destins tragiques. Bydlo a été présenté en première mondiale au Festival d’Annecy en France le 7 juin dernier. Le Saguenéen s’est installé à Montréal il y a environ six ans pour son travail.

Un projet personnel de film d’animation est en branle pour Patrick Bouchard, puisqu’il souhaite continuer dans cette direction. Il n’exclut pas l’idée de faire un jour un long-métrage, si l’occasion se présente.

Le film

Allégorie d’une humanité courant à sa perte, Bydlo est une vision tragique inspirée par la musique du quatrième des Tableaux d’une exposition de Moussorgski. S’appuyant sur la magistrale capacité du compositeur à évoquer le travail et l’effort par les seuls moyens de la musique, Patrick Bouchard sculpte de ses mains la matière brute pour animer la terre et en faire émerger un monde concret et terrifiant, un cauchemar tactile où l’Homme est son propre bourreau. Le mot bydlo vient de la langue polonaise et signifie bétail.

Organisations: ONF

Lieux géographiques: Annecy, France, Montréal

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires