«Chaque gag est toujours à la limite de l’humour et de ce qu’on n’est pas supposé dire. Je joue beaucoup avec la perception des gens», explique le principal intéressé. Le one man show est conseillé aux gens âgés de 16 ans et plus et traite de thèmes comme les femmes voilées, les nudistes et la sodomie sont abordés. «Mais les gens savent ce qu’ils viennent voir, ils s’attendent à ça», ajoute-t-il. Martin Petit a toujours intégré quelques sujets tabous à l’intérieur de ses spectacles, mais cette fois-ci, c’est abordé durant deux heures. «C’est un défi que je voulais réaliser. J’essaie aussi de comprendre à travers ça pourquoi certains sujets sont tabous», souligne l’humoriste.
StarbuckMartin Petit a de quoi être fier. Le film Starbuck, qu’il a coécrit avec Ken Scott, fait le tour du monde. En plus d’avoir décroché le titre de film le plus populaire au Québec en 2011 (3 399 338 $ au box-office), Starbuck a été distribué dans plusieurs pays (Espagne, Allemagne, Suisse, Australie, France, Autriche, Israël, Benelux, Brésil, Japon et même à Hong Kong), récompensé dans des festivals et ses droits d’adaptation viennent d’être vendus pour le marché indien.
«Je savais que j’avais une bonne idée avec beaucoup de potentiel. Je savais que ça n’avait jamais été fait, mais que c’était une course à qui allait le sortir le premier, puisqu’il y a plusieurs situations semblables à celle de David Wosniak aux États-Unis», affirme Martin Petit. L’un des premiers sketchs de l’humoriste à devenir très populaires avait justement été écrit avec Ken Scott. Le numéro sur les nageurs synchronisés avec obtenu un succès international.
Martin Petit poursuit sa tournée jusqu’à la fin de 2012. Son spectacle Martin Petit et le micro de feu a été sacré deux fois «spectacle humour de l’année» aux galas des Olivier et de l’ADISQ. Il est devenu le premier humoriste à remporter l’Olivier du spectacle humour de l’année pour chacun de ses 3 one man shows.
