Dons d'organe: la situation s’améliore au Québec

Jean-Philippe Reid
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« Chaque transplantation représente un petit miracle », affirme le docteur responsable des transplantations d’organes à l’hôpital de Chicoutimi, Jean-Philippe Blondeau. Malgré tout, le nombre de petits miracles n’est pas encore suffisant pour combler la demande grandissante de transplantations.

Gaston Prince, le docteur Jean-Philippe Blondeau, le représentant de Transplant-Québec Sylvain Lavigne et l’infirmière ressource en dons d’organes et de tissus Nadia Gagnon étaient en conférence pour les employés des CSSS de la région.

En comparaison avec les Espagnols, qui sont classés numéro un mondial pour le nombre de donneurs par million d’habitants (32/million), le Canada est tout de même bien positionné avec un taux de 17,3 donneurs par million d’habitants. L’Espagne fonctionne par contre d’une autre manière que le reste du monde. Un individu est, dès la naissance, considéré légalement comme un donneur d’organes sauf si cette personne signe les papiers pour s’exclure. Si ce n’est pas le cas, les autorités n’ont pas à demander l’autorisation pour agir. Tandis qu’ici, la famille doit accepter le prélèvement.

Par contre, le Saguenay n’a fait face qu’à un seul refus l’an dernier. Transplant Québec a instauré, depuis quelques années déjà, une procédure bien structurée se divisant en cinq étapes. Ça passe de l’identification d’un donneur potentiel en catastrophe neurologique, à la référence à l’infirmière de transplant Québec pour ensuite faire l’approche vers la famille (étape très difficile) et, finalement, au prélèvement des organes nécessaires.

Le docteur Blondeau explique qu’il est important d’informer la famille de l’individu qui ne pourra pas s’en sortir. « Il est très difficile de convaincre une famille qui, avec raison, est dans un grand état de choc. Il faut leur laisser du temps, mais nous devons quand même agir rapidement pour prélever les organes encore utilisables ».

Choix respecté

Le représentant de Transplant Québec, Sylvain Lavigne, décrit l’impact majeur que peut avoir un don d’organe. « Il faut que la famille comprenne le fait que ce don peut sauver d’une à huit vies. Le nombre de donneurs étant beaucoup plus petit que la demande, un refus peut être critique, même si nous respectons toujours ce choix ».

Gaston Prince est un greffé du rein depuis maintenant six ans. C’est avec beaucoup d’émotions qu’il a raconté l’histoire qui a changé sa vie.

« Depuis ma transplantation, je peux pratiquer toutes les activités qui remplissaient ma vie auparavant. C’est tellement plus simple ». Il vantait également les services auxquels il a eu droit avant, pendant, et après la greffe. « L’équipe est extraordinaire. On est suivi «au quart de tour» comme on dit ».

Statistiques

La situation des transplantations d’organes reste difficile au Québec. Tandis que le nombre d’attentes n’arrête d’augmenter depuis 2005, le nombre de donneurs et de transplantés reste stable. Pour le rein, qui représente près de 90 % des transplantations, l’individu doit attendre en moyenne 750 jours avant d’être opéré. Au total, c’est 1264 personnes qui sont en attente d’organes au Québec, dont 39 au Saguenay-Lac-Saint-Jean. En 2011, 10 personnes ont été transplantées, ce qui représente 2,6 % du total québécois, qui est de 384 patients. Du nombre, 209 personnes se sont fait transplanter un rein et 975 sont toujours en attente.

Lieux géographiques: Québec, Hôpital de Chicoutimi, Canada Espagne Saguenay Saguenay-Lac-Saint-Jean

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