Une bénévole de longue date

Myriam Gauthier
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Jeannine Beaulieu tricote chaque année une centaine de paires de bas pour les bénévoles et les employés du Centre de prévention du suicide 02 comme cadeau de Noël. Après plus de dix ans, l’octogénaire a dépassé les 1000 paires de bas tricotées.

Jeannine Beaulieu a tricoté plus de 1000 bas pour les employés et les bénévoles du Centre de prévention du suicide 02 depuis 10 ans

La dame de près de 83 ans tricote pour passer le temps depuis qu’elle a arrêté de faire du bénévolat pour le Centre de prévention du suicide 02. Au rythme de quatre heures par semaine, elle y a fait de l’écoute téléphonique pendant 10 ans. Elle a été contrainte d’arrêter ses services pour la ligne d’aide alors que son ouïe lui donnait du fil à retordre.

« J’avais de plus en plus de difficulté à entendre les gens, alors j’ai préféré arrêter plutôt que de les faire répéter », explique Mme Beaulieu lors d’une rencontre à son domicile.

Jeannine Beaulieu prend de son temps pendant toute l’année pour tricoter les bas qu’elle offre aux bénévoles. « Je tricote souvent des bas en écoutant la télévision, explique celle qui possède encore des mains habiles et des doigts fins. Des bas, c’est facile à faire et ça réchauffe ». Mme Beaulieu tricote depuis longtemps et a acquis une dextérité qui lui a permis de concevoir des morceaux plus complexes, tels que le grand Père Noël qui décore son entrée.

Elle a eu peur cette année de ne pas pouvoir terminer la confection des 85 paires qu’elle avait promises au Centre de prévention du suicide. « J’ai été trois fois à l’hôpital cette année, je suis arrivée à finir les bas juste à temps avant le temps des Fêtes », souligne-t-elle avec soulagement.

Engagée

Il faut dire que Jeannine Beaulieu est une femme engagée qui n’a jamais eu peur de donner aux autres. Elle fait du bénévolat depuis une quarantaine d’années et s’est impliquée dans différents organismes, après s’être concentrée sur l’éducation de ses six enfants. Elle devait aussi gérer la serrurerie qu’elle détenait avec son mari, la Serrurerie Raymond Beaulieu de la rue des Saguenéens à Chicoutimi.

« Il y a des matins où c’est plus dur, mais il faut passer par-dessus. Il faut s’aider, se stimuler» _Jeannine Beaulieu

« On a commencé par suivre les enfants dans leurs activités, en s’impliquant au hockey, à l’harmonie… », se rappelle-t-elle. Elle s’est ensuite impliquée, notamment, pour venir en aide aux filles-mères et a aussi fait partie du comité Angoulême-Chicoutimi, qui permettait un échange culturel entre les gens du Saguenay et les Français.

Mme Beaulieu est ensuite devenue bénévole pour le Centre de prévention du suicide après avoir été interpellée par une annonce placée dans le journal. « J’aimais l’atmosphère et les gens là-bas », rapporte-t-elle. Mme Beaulieu n’a jamais trouvé particulièrement difficile de faire de l’écoute téléphonique. Son moment le plus difficile aura été le premier soir où elle répondait à la ligne d’aide. « La personne qui devait être là avec moi n’a pas pu venir, alors j’ai dû répondre toute seule, rapporte-t-elle. En revenant chez moi, j’étais déçue, j’avais l’impression que je n’avais pas dit les bonnes choses… »

Organisations: Centre de prévention du suicide, Angoulême-Chicoutimi

Lieux géographiques: Chicoutimi, Saguenay

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