Allier passion et convictions par le design de mode écologique

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Gabrielle Thériault a décidé de créer son emploi et de vivre de ses créations de sacs et de portefeuilles. La jeune femme autodidacte allie arts et valeurs par le design de mode écologique.

En un peu plus de trois ans, 600 sacs à main et 150 portefeuilles ont vu le jour dans l’Atelier Gabia. La jeune femme de 24 ans se sert essentiellement de tissus recyclés pour confectionner ses accessoires. Elle s’inspire des couleurs et des motifs dont elle dispose et de la mode actuelle pour créer des pièces uniques.

L’écodesigner se sert de tissus recyclés qu’elle récupère de fin de lots de tissus d’entreprise. Elle reçoit aussi plusieurs dons de vêtements venant de sa famille ou tout simplement de passants qui lui laissent des sacs de vêtements devant sa porte. J’ai plus souvent de bonnes surprises que de mauvaises. Mais je peux tomber sur tout : autant sur des sous-vêtements ou des soutiens-gorge que sur des pièces de tissus incroyables », lance Gabrielle Thériault en riant.

Sans le savoir, Gabrielle établissait les bases de son futur métier dès l’âge de 14 ans. Elle confectionnait elle-même ses sacs d’école et en faisait pour des amies. La jeune femme a appris à coudre par elle-même, en regardant faire sa mère depuis son enfance. Depuis lors, elle se cherchait un métier, mais rien ne l’accrochait. En 2007, elle a décidé de se lancer en affaires en ouvrant une boutique. « J’ai comme eu un éclair de génie, raconte-t-elle, et je me suis dit : je me lance! »

Elle s’est alors tournée vers le Centre local d’emploi de la région et a bénéficié du soutien du programme Jeunes volontaires qui lui a fourni un salaire et les bases financières pour démarrer son entreprise. « Sans cette aide, oublions ça, je n’aurais jamais été capable de prendre du temps pour créer et pour vendre », souligne-t-elle.

C’est ainsi que Gabrielle Thériault a pu allier passion et principes. Elle profite de son métier pour sensibiliser sa clientèle à la cause environnementale. « Il y a tellement de ressources qui sont gaspillées, lance-t-elle avec conviction. C’est ma façon de faire ma part. »

La boutique de l’Atelier Gabia

La boutique de l’Atelier Gabia a eu pignon sur rue pendant quelque temps avant de déménager de la rue Racine à la rue Saint-Paul, dans les murs de sa propre demeure à Chicoutimi. Au mois d’août dernier, elle a décidé d’abattre les murs de la boutique pour reprendre possession de sa maison. La jeune mère n’arrête pas pour autant de créer : ses sacs à main et ses portefeuilles sont disponibles dans certains points de vente dans la région. Elle confectionne les pièces dans son atelier coloré de mille et un tissus, fils et boutons, accompagnée de ses deux chats gris qui n’hésitent pas à s’installer nonchalamment sur les surfaces de travail.

Les affaires vont bien : «Tout ce que je crée se vend», explique Mme Thériault. En plus de ses points de vente, elle fait la promotion de l’Atelier Gabia sur Facebook. Elle vient de réaliser une séance de photos pour le lancement de sa collection d’hiver et prévoit le lancement officiel d’un site Internet au printemps prochain.

Gabrielle Thériault prévoit relancer sa boutique sous forme de coopérative lorsqu’elle en aura le temps : « La boutique ne sera plus chez moi, mais ça reste un projet futur. Pour l’instant, je consacre surtout mon temps à mon nouveau rôle de maman ».

 

Par Myriam Gauthier

Organisations: Atelier Gabia, Centre local d’emploi, Atelier GabiaLa

Lieux géographiques: Rue Racine, Rue Saint-Paul, Chicoutimi

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