L’intérêt diminue avec l’âge

Dominic Munger
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Les jeunes et les sciences

Le Conseil du Loisir Scientifique (CLS) constate que plus les jeunes vieillissent, plus leur intérêt face aux sciences diminue. Une observation qui pourrait nuire aux entreprises, selon l’organisme.

Jocelyn Caron considère que les jeunes auraient tout intérêt à s’intéresser davantage aux sciences.(Photo: Courtoisie)

Depuis plus de 30 ans, le CLS organise des activités scientifiques pour informer la population et particulièrement, intéresser les jeunes aux sciences. Le directeur de l’organisme, Jocelyn Caron, est d’avis que si les jeunes développent un grand intérêt face à ce domaine plus jeune, la réalité est tout autre quand arrive le secondaire.

« Nous remarquons qu’au primaire, les élèves sont très intéressés aux sciences à l’école, mais aussi à l’extérieur de la classe. Ils participent à des activités scientifiques régulièrement. Par contre, lorsqu’ils arrivent en secondaire 2, l’intérêt diminue », affirme Jocelyn Caron.

Une étude commandée par le CLS en 2008 et rendue publique en 2010 confirme cette hypothèse. En moyenne, ce sont environ 31 % des jeunes du primaire qui disent consacrer du temps par semaine à des activités parascolaires scientifiques. Ce chiffre descend à 19 % pour un étudiant de 5e secondaire, une baisse de 12 %. « Quand nous parlons aux élèves plus jeunes, ceux-ci affirment vouloir exercer un métier dans le domaine des sciences plus tard. Par contre, quand ils arrivent au secondaire, ils changent d’idée », mentionne M. Caron.

Avenir

Pour le directeur du Conseil du loisir scientifique, ces données peuvent être inquiétantes pour le milieu. « On parle que l’informatique et les sciences sont les domaines de l’avenir, qu’il y aura beaucoup d’emplois dans ces domaines dans quelques années, mais si les jeunes ne s’y intéressent pas, les entreprises auront de la difficulté », avoue-t-il.

Pour remédier à la situation, Jocelyn Caron propose des façons d’intéresser davantage les jeunes aux sciences et à ses beaux côtés. « Beaucoup de gens ont un préjugé sur les scientifiques que ce ne sont que des personnes avec un sarrau blanc. Mais c’est beaucoup plus que ça. Un scientifique, ça cherche, ça va sur le terrain, c’est un métier qui est très dynamique et qui touche à beaucoup de secteurs », défend le directeur. Pour lui, les écoles et les parents ont un rôle à jouer dans ce processus. « Les adolescents s’identifient à des vedettes, mais jamais à des gens en science. Les parents et les écoles doivent faire des activités scientifiques avec les jeunes pour qu’ils se sentent concernés par ce domaine », de laisser tomber Jocelyn Caron.

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