Les nouvelles technologies à l'étude

Dominic Munger
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Environ 200 000 étudiants et enseignants d’universités de la province sont sollicités pour répondre à une étude visant à connaître les habitudes d’utilisation des technologies de l’information en classe. Des données qui pourraient surprendre

Magda Fusaro est l’une des deux responsables de l’étude menée auprès de 12 universités québécoises.

Ce sont 12 universités québécoises dont l’UQAC, qui participent à cette étude mise en branle par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ). Les répondants se voient soumettre un questionnaire afin que les responsables puissent recueillir des données concrètes. «Le questionnaire est envoyé à tous les étudiants et enseignants des institutions participantes. Par la suite, c’est la firme Léger Marketing qui récolte les données et qui nous les transmettra pour que nous puissions les analyser», souligne l’une des deux responsables, Magda Fusaro. L’étude porte notamment sur la fréquence d’utilisation de l’ordinateur, mais aussi la manière d’apprendre de l’étudiant, comme la prise de note par exemple.

Nouvelle génération

Avec une toute nouvelle génération d’étudiants qui a fait son entrée à l’université, l’utilisation de l’ordinateur et des autres technologies en classes et à l’extérieur semble avoir augmenté si l’on circule dans les établissements. Un constat que partage Magda Fusaro : «De plus en plus d’étudiants utilisent les technologies de l’information dans le cadre de leurs études. Que ce soit pour prendre des notes en classes ou pour consulter des documents mis en ligne par l’enseignant lui-même. C’est donc dire que les professeurs aussi changent», affirme celle qui est aussi professeure au département de management et de technologie à l’Université du Québec à Montréal.

Dans un projet pilote mené par Magda Fusaro l’an dernier, des résultats préliminaires à cette étude ont déjà pu être tirés. «Nous avons constaté, chez les 600 étudiants sondés à Montréal, que l’efficacité de l’ordinateur augmente lorsqu’on parle des programmes d’arts par exemple. D’un autre côté, c’est l’inverse pour les gens en gestion, car l’utilité est moindre», dit-elle. Autre constat surprenant, les étudiants passeraient moins de temps à leurs études que ce qui est prévu par les universités. «Normalement, un cours devrait occasionner au moins 6 heures de travail à la maison. Par contre, nous observons que les jeunes consacrent entre 1 et 3 heures aux travaux. C’est très peu», déclare Magda Fusaro.

Analyse

Après la récolte des données, l’analyse sera faite pendant l’été. Un rapport sera soumis aux universités à l’automne, pour qu’ils puissent prendre des mesures si nécessaire. «Nous ne voulons pas uniformiser l’utilisation des technologies de l’information dans les établissements. Ce que nous souhaitons, c’est sensibiliser les dirigeants au fait que les étudiants ont changé», dit-elle.

Organisations: UQAC, Conférence des recteurs et des principaux, CRÉPUQ Léger Marketing Université du Québec à Montréal

Lieux géographiques: Québec, Montréal

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