Bonjour Vietnam!

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Onzième chronique en direct de l'Asie

Un soir à Hanoi

Les trottoirs sont bondés. Bondés de motos garées. Impossible d'y circuler à pied. On se rabat sur le côté de la chaussée, frôlé par les motos qui ne sont pas garées. Les klaxons donnent le rythme à cette trame urbaine. Bienvenue à Hanoi, capitale du Vietnam!

Le vieux quartier vibre de vitalité. Les Blancs, nombreux à le visiter, ne viennent pas ternir la couleur locale, l'esprit de quartier qui s'en dégage. Accroupies contre les murs, des dames coiffées d'un chapeau conique vendent des légumes, des fruits, des fines herbes. Tige de bambou sur l'épaule au bout de laquelle sont suspendus deux paniers, d'autres déambulent avec des victuailles.

Quand on ne stationne pas sa moto sur le trottoir, on y mange. Les minuscules tabourets de plastique devant les restaurants et les bars sont pleins à craquer. On y pose les fesses pour déguster un pho (soupe nationale) ou pour siroter une bière. Le succulent repas que je viens d'engouffrer m'a coûté 1$.

À l'intérieur des petits commerces vivent les familles. Tout au fond, le petit dernier fait la sieste pendant que le dîner cuit. Des maisons aux esprits, semblables à de minuscules temples, trônent au milieu du bric-à-brac. Pour avoir les esprits de leur bord, les propriétaires y déposent du thé, des fleurs, de la monnaie, de la nourriture... Oui, l'esprit de quartier est bien vivant au cœur de Hanoi.

Nous avons vu la ville se réveiller. Le train de nuit nous y a déposés à l'aube. Aux premières lueurs du jour, le lac Hoan Kiem grouille déjà d'activité. Une dizaine de femmes pratiquent une chorégraphie, éventail à la main. Quelques solitaires s'étirent, se musclent, se dégourdissent au bord de l'eau. Des danseurs se déhanchent sur des airs de twist. Quatre sportives matinales disputent une partie de badminton. Cernés jusqu'aux oreilles, nous circulons autour du lac, émergeant du sommeil en même temps que la ville.

La course pour un bus

Nous sommes arrivés au Vietnam par bus de nuit. Le même qui nous avait conduits de Guilin à Chongqing (lire la 9e chronique). C'est exigu, ça brasse, les lumières s'allument chaque fois que le moteur s'éteint pour une pause... Mais le trajet n'a pas été particulièrement pénible. Nous étions préparés, cette fois. Mentalement, mais surtout physiquement, avec une troisième couchette destinée aux enfants.

Nous avons passé bien près de ne pas monter dans ce bus, à cause d'une montagne. Notre dernière journée en Chine a enfin été consacrée à une randonnée vertigineuse. Après quatre rendez-vous manqués, je n'y croyais plus (lire la 10e chronique)! Mais si nous n'avons pas joué de malchance pour nous y rendre, nous aurions bien pu ne pas en revenir à temps.

Kunming est célèbre pour son lac Dian Chi, bordé à l'ouest par le Xi Shan. À bord du téléphérique, la falaise qui se dresse devant nous est impressionnante. Pour la gagner, il faut effectuer une bonne partie du trajet à pied. Comme partout en Chine, c'est bondé de Chinois. D'étroits escaliers abrupts nous mènent d'un temple coloré à l'autre. Chaque fois, la vue est saisissante. Kunming, non loin, s'efface dans le brouillard. Sur l'immense lac juste en bas, des plantes aquatiques sont cultivées.

Louka commence à chialer. C'est l'heure du dodo. Frédéric commence à pester contre la foule. C'est l'heure du repos. Manu et moi poursuivons notre chemin. Jusqu'à un autre temple. Puis des escaliers dans un long tunnel. Puis un belvédère à même la falaise. Puis un sentier qui monte toujours plus haut. Les promeneurs se font plus rares. Bientôt, nous sommes seuls. Seuls pour la première fois en Chine. Nous sommes les rois de la montagne! La descente, par un sentier plus reculé, se fait aussi en solitaire. La végétation est dense. Les pierres suintent. Je transpire le bonheur sur la montagne. Sur ma montagne.

Nous avons un peu plus de trois heures devant nous. C'est largement suffisant pour rebrousser chemin en téléphérique et monter à bord d'un taxi. Mais en bas, surprise, tous les chauffeurs attendent d'autres touristes, qui ont réservé leurs services. Des taxis improvisés, eux, nous attendaient. Après de longues minutes de négociations au cours desquelles nous n'avons pas le gros bout du bâton, nous prenons place dans une minuscule voiture pour deux fois et demie le prix.

Entassés dans la sous-compacte, nous réalisons que nous ne sommes pas seuls sur la route. C'est l'heure de pointe. Le boulevard, puis l'autoroute sont bondés d'automobilistes qui se coupent à qui mieux-mieux, qui roulent à deux de large dans une voie, qui sont visiblement trop nombreux à emprunter les mêmes bretelles. Notre conductrice est nulle pour se faufiler. Tic-tac, tic-tac. La nervosité commence à s'installer.

Nous arrivons enfin à l'hôtel, où nous récupérons les bagages. Nous avons à peine plus d'une heure avant le départ du bus. Le trajet jusqu'à la gare routière prend une quarantaine de minutes. Davantage au milieu d'un bouchon de circulation. Pour faire déborder notre vase, il pleut dehors. Qui dit pluie dit pas de taxi. Quand nous apercevons au loin un taxi qui dépose un passager, Frédéric part à la course. Même avec son gros sac-à-dos, il parcourt une centaine de mètres en 9,63 secondes.

Trop tard. Une Chinoise discute déjà avec le chauffeur. Frédéric s'impose, armé d'un billet de 100 yuans (environ 15$). Argument de poids. Le chauffeur comprend que nous sommes pressés (et que nous avons de l'argent). Il évite avec doigté tous les pièges de la circulation, contourne les bouchons, passe par des routes secondaires... et nous mène à destination en moins de 20 minutes! Essoufflés, déboussolés, nous mettons cette confortable avance à nous remettre de nos émotions, avant de prendre le bus en direction de la frontière.

Le mal des transports

Il fait encore noir quand nous arrivons à Hekou, petite ville frontalière. Une famille vietnamienne en vacances nous guide jusqu'à la douane. À 8 heures tapantes, la Chine nous fait ses adieux de façon patriotique. Des soldats procèdent devant nous au lever du drapeau, au son de l'hymne national. Glorieux!

Nous traversons le pont séparant la Chine du Vietnam, des souvenirs plein la tête et les bagages. Nous laissons derrière nous un pays en émergence, déjà véritable puissance. Un pays immense, à peine effleuré en deux mois de vacances. Nous partons à la rencontre d'un pays dont l'Occident se souvient pour sa guerre.

Le Vietnam est vêtu de ses plus beaux atours pour notre arrivée, nous offrant des paysages de cartes postales. À peine la frontière traversée, nous mettons le cap sur Sapa, à quelques kilomètres de là. Entourés de montagnes où le riz est cultivé en terrasses, nous admirons longuement le panorama. Trois jours et deux nuits, précisément.

La nuit que nous passons dans le train nous menant de Sapa vers la capitale figure parmi les pires de notre voyage! Habitués aux «couchettes dures», ces compartiments de six lits sur trois étages, nous croyons voyager dans un confort relatif pour une bouchée de riz. Erreur! Les trains vietnamiens sont plus petits que leurs homologues chinois. Impossible de s'asseoir, même dans la couchette du bas! Justement, nous n'avons pas de couchette du bas.

Craignant pour la sécurité de nos gamins, les trois jeunes filles avec qui nous partageons la cabine cèdent une des leurs. En bas, Manu et Louka dorment à poings fermés. Au milieu, je me réveille à tout moment, craignant que la grinçante couchette du dessus me tombe dessus. En haut, sur la couchette grinçante, Frédéric combat son mal des transports dans un train qui semble rouler sur des rails de montagnes russes. Quand nous trouvons finalement tous le sommeil, nous sommes arrivés à destination.

Heureusement, pour une bouchée de pho, notre hôtel est équipé d'immenses lits sur lesquels sont disposés des pétales de roses, d'un divan masseur et d'une douche aux jets multiples. Sans compter un ordinateur que les enfants s'amusent à faire planter et un large écran plat avec une foule de films pour les calmer quand l'ordi plante. Le ciel peut bien nous tomber sur la tête - c'est la mousson, ça arrive presque quotidiennement - je m'en fous, je me fais masser sur le divan!

L'art de se faire fourrer

La Chine et le Vietnam sont voisins, mais les différences entre ces deux peuples sont flagrantes. Leur approche face aux touristes est éloquente. Contrairement aux Vietnamiens, la plupart des Chinois que nous avons rencontrés ne cherchaient pas à franchir la barrière de la langue. Contrairement aux Chinois, la plupart des Vietnamiens que nous avons rencontrés sont avenants. Oui, ce sont de grossières généralités. Nous avons fait de mémorables rencontres avec des Chinois (surtout des Chinoises) qui nous ont guidés, avec qui nous avons échangé.

Et si les Vietnamiens sont pour la vaste majorité bien intentionnés, certains cherchent à tirer profit de nous par tous les moyens financiers. C'est malheureusement le premier contact que nous avons eu avec ce peuple. Dès notre arrivée à la frontière, nous avons en quelque sorte présenté un visa de l'attrape-touriste.

Disons-le sans retenue, on se fait fourrer. Heureusement, nous avons l'expérience pour choisir les conditions dans lesquelles les actes se produisent.

Près de la sortie des douanes, une dizaines d'hommes forment une haie d'honneur qui nous dirige tout droit vers un faux bureau d'information touristique. Comme nous avons besoin des services de rabatteurs pour nous rendre jusqu'à Sapa, nous jouons le jeu. Ce sera 1 million de dongs (50$) pour vous transporter sur 34 kilomètres, apprenons-nous «officiellement». Nous quittons le bâtiment en rigolant. Le «guide officiel» nous poursuit. Après d'âpres négociations, nous divisons la somme par cinq, sachant que nous payons quand même le double du prix, voire davantage.

Nous devons ensuite négocier le taux de change, qu'on nous propose à des millions de dongs de la réalité. Après nous être entendus, le changeur tente subtilement de nous remettre la mauvaise somme. Nous avons le temps de compter et de recompter nos dongs à maintes reprises, puisque le bus qui devait mettre dix minutes à arriver prend finalement une demi-heure.

Quand nous montons à bord, le rabatteur réclame soudainement 5$ supplémentaires pour nos enfants. Nous refusons catégoriquement. Il repart dans un grognement. Longtemps, le minibus dans lequel nous prenons place circule en ville, cherchant à embarquer un maximum de passagers. Nous sommes déjà entassés.

Le chauffeur nous demande de prendre nos enfants sur nos genoux. Pas question: nous avons payé pour la famille, pas pour deux personnes. Fou de rage, il nous fait signe de sortir. Il commence à jeter nos bagages dans la rue! Nous ne bougerons pas sans remboursement. Devant notre détermination, le chauffeur appelle le rabatteur et nous tend son cellulaire. Au bout du fil, il est énervé, mais nous sommes obstinés. Les deux hommes se parlent brièvement et le calme revient. Nous mettons de l'eau dans notre vin de riz en nous tassant pour faire place à une cinquième personne sur la banquette. Le minibus part avec nous et nos bagages.

À mi-chemin, nous embarquons trois villageoises. Les Vietnamiens devant nous s'empilent les uns sur les autres. La fillette prend sa mère sur ses genoux et la vieille dame s'assied sur un petit tabouret dans l'allée. J'ai pitié de la petite. Louka fait dodo. Je le prends sur mes genoux. Nous sommes maintenant six sur la banquette. Heureusement, pendant que nous roulons, le splendide panorama nous procure autant d'émotions que notre mésaventure.

Nous analysons après coup le choc culturel que nous avons vécu... et auquel nous avons survécu. Nous nous étions entendus avec le rabatteur sur un prix pour la famille. Le chauffeur a pour sa part été payé pour deux personnes. Chez nous, une famille composée de deux adultes et deux bambins, c'est quatre places. Ici, c'est deux places.

Villages et paysages

Les rizières en terrasses autour de Sapa n'ont rien à envier à celles du Dos du Dragon (lire la 8e chronique). Le paysage est à couper le souffle! Faut dire qu'on est en altitude... Partout, les montagnes sont découpées en gigantesques escaliers, où le riz est cultivé. Les véhicules circulent en hauteur, sur une étroite route en lacets. Les villages sont nichés au creux de la vallée, tout en bas. Des villageoises vendent leurs produits sur le bord de la route, ou se rendent directement à Sapa où elles occupent les trottoirs et lieux publics.

La petite municipalité est entourée de villages peuplés de minorités ethniques, comme les Hmong et les Zay. La plupart d'entre eux sont identifiables à leurs habits traditionnels. Les femmes hmong sont vêtues de tuniques noires, à la ceinture et aux manches brodées de tissus multicolores. Elles portent des jambières assorties. Des villageois ont embrassé la modernité, délaissant du même coup certaines traditions et leurs magnifiques habits. Heureusement, pas tous.

Les fillettes sont rayonnantes. Mais rapidement, le corps des femmes est ravagé par le temps. Elles ont le visage émacié, crevassé. Tu as quel âge? La question revient, invariablement. J'ai 34 ans, que je réponds. Moi, j'en ai 35, dit-elle. Je lui en aurais donné 20 de plus! Tu viens d'où? Les questions fusent dans un anglais fluide. Du Canada, au Québec où on parle français. Je connais quelques mots de français, me répond une Hmong de 7 ans. Sa copine aussi. Ah oui? Nous rencontrons beaucoup de touristes, expliquent-elles!

Les touristes sont à la base de l'économie à Sapa. Les Français sont nombreux dans cette station aménagée par leurs compatriotes. L'endroit est touristique, mais authentique. Il n'y a rien à faire à Sapa. Mais les environs valent le détour. Pour notre première journée d'expédition, nous nous offrons un guide. Au programme: la visite de trois villages.

Le véhicule nous dépose au bord de la route. Dès que nous empruntons le chemin menant au premier village, une dizaine de villageoises nous suivent pas à pas. Deux vieilles dames encore en âge de procréer, un bébé et des fillettes prépubères. Tu viens d'où? Tu as quel âge? C'est quoi ton nom? Vas-tu m'acheter quelque chose? Sans insistance, elles nous suivent jusqu'en bas. C'est détendu, amical.

Mais dès que nous franchissons le pont menant au village, le vent tourne, transportant l'odeur de l'argent. Allez, achète-moi quelque chose! Regarde, prends-le! C'est pas cher! Même si tu dis que tu n'en as pas besoin, offre-le à quelqu'un d'autre! Elles se ruent toutes sur nous, essuyant nos refus du revers de la main. Même quand nous trouvons refuge dans un petit resto pour un rafraîchissement, elles attendent sur le pas de la porte. Nous regardons de l'autre côté, là où on aperçoit le chemin serpentant à travers les rizières. Tout au loin, chaque petit groupe de Blancs est accompagné de villageoises aux costumes multicolores. Ils ne paient rien pour attendre!

Mort et nudité

Dans les villages, les habitations rustiques sont dispersées. On y circule à travers les champs. Buffles, cochons, poulets et canards se mêlent aux visiteurs. Près du chemin principal, affluence touristique oblige, chacun s'improvise marchand. Des boissons, des tissus et des souvenirs sont en vente. Les villageois veulent tirer profit de la présence étrangère, ou s'y montrent complètement indifférent. Difficile d'échanger un sourire sincère.

C'est avec un groupe de Vietnamiennes en vacances que nous avons eu le plus beau contact. Ces jeunes filles résident à Lao Cai, la ville frontalière tout près. Elles se sont prises d'affection pour nos garçons. L'une d'entre elles a même changé sa photo de profil sur les réseaux sociaux pour celle où elle enlace Louka. Une autre a rougi de plaisir et de honte quand notre garçon l'a embrassée sur les lèvres.

Quand nous les quittons, je suis sur la corde raide, au bord du précipice. J'emprunte un pont de corde au-dessus des cascades, aux lattes de bois largement espacées. Ça branle. Je n'ai pas d'appui stable pour les mains. Un faux pas et je me retrouve une dizaine de mètres plus bas. Frédéric et les garçons préfèrent le pont récent et presque sécuritaire, juste à côté. J'aime vivre dangereusement!

Mais nous avons côtoyé la mort. Le premier village est en deuil. Un homme est décédé deux jours plus tôt. La famille a tué un buffle. Les proches du défunt et ceux venus offrir leurs condoléances auront leur part. Tout le monde a une face d'enterrement. Près de moi, une touriste joue de l'appareil photo dans la face du monde. J'ai honte. Et je n'aurai pas de belles images de ce sombre jour au village.

Mais j'ai des photos de filles toutes nues! Dans le troisième village, c'est la joie. Les enfants se baignent dans la chute. Maman lave bébé. Les garçons se lancent à l'eau. Les filles rigolent. Manu et Louka veulent se joindre à eux. Le courant est trop fort. Ils sont déçus. Nous nous reprendrons demain, promet-on.

Notre guide nous explique comment nous rendre au village de Cat Cat (oui oui, Chat Chat). Le lendemain, nous entreprenons la descente des marches nous menant au pied de la chute et des cascades, au confluent de deux rivières au milieu des rizières. Une à une, nous descendons le 987 marches (ou est-ce 1324?). Encore et encore. Puis, de l'autre côté du pont, nous entreprenons l'ascension d'autres marches. Il commence à pleuvoir. Nous réalisons que nous sommes au mauvais endroit. Nous redescendons. Puis remontons un autre chemin. Je perds le compte des marches.

Nous n'avons jamais trouvé le lieu où nous pouvions nous baigner. Nous l'avons improvisé. En nous éloignant du sentier, nous trouvons entre deux cascades un endroit où la rivière est calme. Nous nous dénudons, sans pudeur, pour enfiler nos maillots de bain. Nous sommes à l'écart des sentiers touristiques. L'eau est fraîche. Frette, aussi. Elle est si limpide que nous distinguons chaque roche, chaque caillou au fond. Les enfants nagent dans le bonheur. Nous avons trouvé un petit coin du Vietnam bien à nous.

Demain, nous partons à nouveau en expédition. Nous visiterons la baie d'Halong, souvent coiffée du titre de plus bel endroit au Vietnam. Cette fois, nous ne serons pas seuls...

 

L'ASIE EN BREF...

Est-ce que ce sont des jumeaux? Cette question est celle qui revient le plus souvent quand un Chinois nous aborde. Manu et Louka se ressemblent comme deux frères et ont moins de deux ans de différence, mais de là à être des jumeaux... La politique de l'enfant unique y est peut-être pour quelque chose...

Les motos et les vélos peuvent emprunter un rond-point en sens inverse sans même se faire klaxonner. Épeurant quand on est passager.

Un sac de plastique est un contenant tout à fait approprié pour manger sur le pouce du riz, des pâtes ou des dumplings!

Les pieds, c'est dégueulasse. Faut dire qu'en Chine, les hommes crachent par terre, que les enfants pissent par terre, que tout le monde jette ses déchets par terre. Les souliers, on les laisse au pas de la porte!

Les commerçants sont souvent regroupés par spécialité. Les quincaillers sont rassemblés sur la même rue, des fruiteries sont installées les unes à côté des autres, les vendeurs de chaussures sont voisins... Il suffit de repérer la bonne rue pour avoir l'embarras du choix. Nous avons pesté plus d'une fois en cherchant la rue des restos.

Les policiers chinois n'ont pas la même force que ceux du Québec pour appliquer la loi et l'ordre. Nous avons vu à plus d'une reprise un automobiliste se sauver pendant qu'un policier l'interpellait. L'un d'entre eux est même resté accroché quelques secondes à la portière! Chaque fois, le policier rebrousse chemin en maugréant et personne ne part à la poursuite du fautif.

Pour se protéger du soleil, des femmes portent des manches longues. Elles s'enfilent comme des jambières sur les avant-bras dénudés. Elles sont populaires auprès des motocyclistes et des travailleurs à l'extérieur.

Vous avez le fantasme de l'uniforme? Rendez-vous en Chine! Chaque employé semble avoir le sien.

La plupart des toilettes flushent mal. Il faut déposer son papier de toilette usagé dans la poubelle prévue à cet effet.

Bloquer des prises de courant, rafistoler un pommeau de douche, maintenir une serrure en place, réparer un sac troué, créer un bouchon au fond du bain, faire tenir un fil électrique dans une prise... Le rouleau de duct tape est un des items les plus utiles de notre voyage.

 

À lire...

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  • Christian Dominique
    16 janvier 2013 - 23:53

    Merci de partager avec une belle plume, de l'humour et une fluidité de narration enivrante. Je me remémore les innocentes et insistantes villageoises vendeuses à Sapa, le joyeux levé du jour au lac Hoan Kiem, les taxis chinois qui disparaisse comme par magie dans la pluie, l'ambiance d'Hanoi, le train de la mort, etc. Je découvre aussi beaucoup de choses dans vos péripéties dont la frontière de la Chine et le deuil d’un village. Merci pour ces histoires et ces images qui me reviennent et qui sont agrémentés de nouvelles expériences. Un petit commentaire sur les femmes qui portent des manches longues. On m'a dit et confirmé plusieurs fois que les Chinois sont racistes et que les femmes doivent avoir la couleur de peu le plus pale possible. C'est aussi pourquoi elles portent des parasols. Une jeune femme à Kunming m'a même dit : "La copine de mon frère est sympathique et intelligente MAIS elle n'est pas assez blanche. J'espère qu'il la quitte." C’est dommage, mais cette perception est encore très forte chez eux. Merci encore et au plaisir de vous relire prochainement.

  • Dan
    05 janvier 2013 - 20:50

    Très intéressant comme chronique. Ceci dit, vous ne devriez pas juger les vietnamiens comme vous le faites ! La Chine étant plus riche et donc, ayant sûrement une population plus éduquée, peut probablement se permettre des guides et des infrastructures de meilleure qualité. Comparer des peuples et non des individus, ça c'est une grossière GÉNÉRALITÉ. C'est comme si des touristes arrivant à Montréal, se faisaient arnaquer par un chauffeur de taxi...Est-ce que nous pourrions alors affirmer que ''Les québécois sont pour la vaste majorité bien intentionnés, certains cherchent à tirer profit de nous par tous les moyens financiers. C'est malheureusement le premier contact que nous avons eu avec ce peuple '' ??? D'autre part, vous semblez bien au-dessus des TOURISTES alors que vous en êtes une tout autant qu'eux '' Près de moi, une touriste joue de l'appareil photo dans la face du monde. J'ai honte.'' Alors que d'une part, vous prenez des photos de moments intimes entre une mère et son enfant et que vous laissez votre fils embrasser des jeunes filles sur la bouche (ce qui est très mal vu au Vietnam ). Pas fort !!!

    • Marilaine Bolduc-Jacob
      08 janvier 2013 - 11:48

      Bonjour Dan, J'éprouve un profond respect pour les peuples que nous avons la chance de côtoyer en voyage. J'évite de porter des jugements: je préfère livrer mes premières impressions. Évidemment, nos rencontres teintent notre regard sur d'autres cultures. Mais je ne crois pas qu'il existe un moule pour tous les habitants d'un même pays. Je suis fascinée par les autres cultures et je cherche à m'y adapter en tant que touriste. Car oui, j'en suis une, pour le meilleur (surtout) et pour le pire (parfois)! Si je vous ai offensé avec cette chronique, j'en suis sincèrement désolée. Car j'ai aussi beaucoup de respect pour mes lecteurs. Merci de me lire et d'avoir pris le temps de commenter.

  • Valérie
    09 août 2012 - 09:40

    Marie, Marie, Marie... Tu es une déesse. Je suis juste allée au zoo de Granby en famille la semaine dernière et j'étais épuisée. Je crois que je vais t'ériger une maison aux esprits dans mon salon. À bientôt!

  • BEHANZIN
    08 août 2012 - 16:34

    Bonsoir Chère Marilaine, Infiniment merci pour tout ce que tu nous montre , c'est tout comme je suis avec vous ! un grand plaisir pour moi, encore merci. Courage et bon séjour sans oublié les enfants. Amicalement Benoît

  • Diane Florent
    08 août 2012 - 16:26

    Bonjour la famille! Wow! je trippe, j'ai toujours tellement hâte de te lire, quand je vois un courriel de toi le matin quand j'entre au bureau, quel bonheur! C'est magnifique toutes ces photos, toutes ces vidéos. Je suis flabergastée par tant de péripéties. J'ai parfois l'impression que je fais un peu le voyage avec vous tellement c'est indescriptiblement bien décrit... Malheureusement je pars 2 sem. en vac. au tchalette et je n'ai pas Internette. je reprendrai le cours de ses épisodes au retour, et avec grand bonheur... que je vous souhaite d'ailleurs. Croyez-vous passer par le petit hôtel dont je t'ai parlé? Pho! (c'est le seul mot que je connais en vietnamien) et faites attention à vous! Bises Diane Florent

    • Marilaine Bolduc-Jacob
      21 août 2012 - 00:06

      Salut Diane! J'espère que tu as pleinement profité de tes vacances. Le chalet une excellente façon de célébrer l'été. Nous sommes maintenant au Laos, mais devrions être de retour au Vietnam d'ici une à deux semaines. Le plan de match est de passer d'abord par Hue et Hoi An, avant de nous arrêter à Nha Trang en poursuivant notre route vers le sud. J'ai conservé les infos que tu m'as laissées au sujet du Paradise Resort. Reste à savoir si des chambres triples seront disponibles lors de notre passage. Maintenant que nous voyageons en famille, nous réservons par internet hôtels et appartements 24 à 48 heures avant notre arrivée. Pratique et efficace. Salutations à toute l'équipe du Rive-Sud Express.ca!