Bilan de Claude Patry: pertes d’emplois et ravages dans les programmes sociaux

Dominique Savard
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Le député de Jonquière-Alma dresse le bilan de sa session parlementaire marquée par les pertes d’emplois et les ravages des conservateurs dans les programmes sociaux.

Selon le député de Jonquière-Alma, Claude Patry, la session parlementaire a été marquée par les pertes d’emplois et les ravages des conservateurs dans les programmes sociaux.

Après maintenant un an à la Chambre des Commune, le député Patry se dit frappé par la partisannerie et la difficulté de travailler de concert avec le gouvernement.

« Ce qui m’a le plus marqué pendant cette première année, c’est l’immobilisme qu’engendre la partisannerie politique. Je suis issu du monde syndical où, malgré les différentes allégeances, il existe une forme de solidarité qui érige en principe premier la défense des intérêts des travailleurs. Le grand rassemblement intersyndical de mars dernier à Alma, en est une démonstration éloquente. En politique, j’ai l’impression que la défense des intérêts des citoyens n’est pas une priorité et que la coopération entre élus franchit difficilement la barre des allégeances politiques », avoue le député de Jonquière-Alma.

M. Patry ajoute qu’il croyait qu’en entretenant de bonnes relations avec les ministres conservateurs du Québec, ils auraient pu travailler ensemble. « Il ne s’est pas développé entre nous une solidarité nationale qui aurait été bénéfique pour les gens de notre province. Je me demande aujourd’hui si cette situation n’est pas due au fait que les ministres du Québec ont peu d’influence sur les décisions du Gouvernement. Je tends toujours la main aux ministres conservateurs du Québec, s’ils peuvent jouer un rôle dans le maintien des 35 emplois au centre fiscal de Jonquière, je serais le premier à les féliciter publiquement. Je veux seulement leur rappeler qu’avant d’être des membres du parti conservateur, ils sont des représentants politiques du Québec ».

Les pertes d’emplois dans Jonquière-Alma

Le député néodémocrate croit que la gestion politique de nos ressources naturelles n’est pas efficiente. C’est, selon lui, la grande leçon que nous devons tirer des pertes d’emplois qui ont affecté la région, particulièrement sa circonscription.

« Les gouvernements doivent être beaucoup plus vigilants dans les relations qu’ils entretiennent avec les grandes entreprises. Les pertes d’emplois de Novelis et Résolu, tout comme le lockout de RTA nous placent devant un constat flagrant, nous n’utilisons pas suffisamment nos ressources naturelles pour garantir des emplois de qualité en région. Je ne comprends pas qu’une région avec notre potentiel hydroélectrique et forestier ne tire pas plus profit de sa situation. Le positionnement exceptionnel que nous avons dans l’industrie de l’aluminium aurait dû mettre l’usine Novelis à l’abri d’une délocalisation. Je pense que politiquement, il y a eu un manque de prévoyance qui fait en sorte qu’aujourd’hui c’est plus de 300 emplois de qualité qui nous ont glissé entre les mains. Pour la vitalité économique de notre région c’est catastrophique ».

Modifications

Selon Claude Patry, les conservateurs vont au-delà de la gestion conservatrice de l’État, il tente de transformer la culture politique canadienne en effaçant progressivement le rôle moteur des politiques sociales.

« J’ai assisté au cours de la présente session à une charge à fond de train contre l’assurance-emploi et la pension de la sécurité de la vieillesse. L’objectif des conservateurs est simple, ils veulent transformer les programmes sociaux en outils de développement économique. C’est une lecture dogmatique du rôle de l’État qui aura de lourdes conséquences pour la population ».

Claude Patry rappelle que l’esprit de l’assurance-emploi est de soutenir économiquement les chômeurs qui sont en transition sur le marché de l’emploi. « Avec les transformations du gouvernement conservateur, le programme vise maintenant à offrir une main d’œuvre à bon marché pour les employeurs qui ont de la difficulté à recruter des gens. Les travailleurs ne sont pas au bout de leurs peines, puisque en plus de devoir se battre lorsqu’ils sont chômeurs, ils devront travailler jusqu'à 67 ans pour bénéficier de la pension fédérale, encore une fois, cette mesure vise à répondre aux besoins des entreprises au détriment du bien-être des travailleurs » de conclure M. Patry.

Organisations: Chambre des Commune, Novelis, Gouvernement

Lieux géographiques: Québec, Alma, Jonquière-Alma Jonquière

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