Stéphane Bédard, Alexandre Cloutier, Sylvain Gaudreault et Denis Trottier, jugent inéquitable cette taxe du gouvernement Charest qui touche les familles pauvres comme les plus riches au moment de compléter leur déclaration d’impôt. Considérant injuste cette mesure économique, un gouvernement du Parti Québécois retournerait cet argent dans les poches des contribuables.
«Cette taxe santé libérale touche tous les Québécois sans égard à leur revenu. Ce sont les plus pauvres et les familles de la classe moyenne que Jean Charest a pénalisés en imposant ce fardeau financier additionnel. Au Parti Québécois, nous nous engageons à retourner ces 400 dollars dans les poches des familles québécoises », a assuré Pauline Marois, la chef du Parti Québécois.
Le ralentissement économique et les pertes d’emploi nombreuses devraient inciter le gouvernement libéral à être moins gourmand, estiment les députés.
«Le gouvernement Charest a doublé le montant de la contribution santé en plus de hausser la TVQ, la taxe sur l'essence, les tarifs d'électricité et les frais de scolarité. La classe moyenne est toujours celle qui paie», affirment ceux-ci, expliquant que ces 950 M $ auraient pu être dépensés pour stimuler l’économie québécoise.
Pour une justice économique
Selon le Parti Québécois, il faut demander davantage aux plus riches pour soulager la classe moyenne. Les familles dont le revenu est supérieur à 130 000 $ par année et particulièrement à 250 000$ devraient contribuer davantage selon eux. «Nous voulons rétablir une justice économique au Québec en exigeant que les plus fortunés en fassent un peu plus. Nous proposons également de revoir la fiscalité applicable à une partie du rendement de certains actifs financiers. Il n'est pas question d'aggraver davantage la situation de nos finances publiques », affirment-ils.
La formation politique estime faire une pierre deux coups, en rétablissant une justice économique et en créant un stimulant économique de 950 M$ pour relancer la consommation, sans détériorer les finances publiques.

