Le recteur de l’UQAC a affirmé que l’augmentation des frais de scolarité de 1500$ en trois ans serait nécessaire pour remédier au sous-financement des universités. «Pourtant une étude permet de dévoiler que les revenus des universités ont connu une hausse de 71% entre 1997 et 2005 et, pour cette même période, le nombre d’étudiants n’a augmenté que de 18%. Peut-on vraiment parler de sous-financement?», se demande le porte-parole du Comité autonome pour l’accessibilité aux études, Samuel Lamarre.
Selon ce dernier, le problème n’est pas le sous-financement, mais plutôt le mal-financement de l’établissement d’enseignement. «Le financement est alloué de manière inégale en fonction de la stricte rentabilité des programmes de recherche et du partenariat avec les entreprises privées», dénonce-t-il.
Les manifestants s’entendent donc pour dire que la mission universitaire se tourne davantage vers la commercialisation de la recherche et non vers les intérêts des étudiants.
