Celui qui était aussi porte-parole de l'opposition officielle en matière d'assurance-emploi a reçu plusieurs appels à son bureau depuis l’entrée en vigueur des nouvelles normes. Des dizaines d’appels de gens mécontents et souvent perdus dans toutes ces nouvelles mesures.
« Les gens sont inquiets. Oui, ils le savaient que ça s’en venait, mais depuis le début des nouvelles normes, c’est un peu comme une claque au visage pour eux. Nous recevons des appels de gens frustrés qui nous demandent des conseils vis-à-vis leur incompréhension du système et si ça va changer un jour », indique d’emblée monsieur Patry.
Un indicatif du taux d’insatisfaction élevé chez les chômeurs, le bureau de Clause Patry a fait parvenir 49 000 lettres à lui retourner, durant le temps des Fêtes, destinées aux gens de sa circonscription qui voudraient signifier leur mécontentement vis-à-vis ces changements à l’assurance-emploi. Déjà aujourd’hui, plus de 1000 personnes ont retourné la lettre au député. Un geste qui l’encourage à poursuivre ses engagements.
« Je veux assurer les gens que je n’abandonnerai pas. Nous allons continuer à cogner sur le clou. Tous les jours, j’en fais mon dossier numéro un. Nous leur demandons de changer leur fusil d’épaule. Une loi peut être modifiée », rappelle le député néodémocrate.
Un rapport sur sa tournée des régions
D’autre part, à son retour du temps des Fêtes, Claude Patry a remis à ses collègues députés du NPD son rapport de la tournée 2012 du Québec sur l’assurance-emploi où il est allé visiter les principales régions avec des mouvements pour défendre les chômeurs. Un document d’une dizaine de pages proposant six recommandations qui pourraient être intégrées au programme du NPD pour l’élection de 2015.
« Le rapport a été traduit en anglais et pourra donc être lu par tous mes amis néodémocrates. Les recommandations sont claires et sont mises à la discrétion du parti pour ce qui est de leurs utilisations lors de la prochaine campagne. Ils m’ont assuré qu’ils le liraient attentivement », souligne-t-il.
Les nouvelles mesures, qui font partie de la loi omnibus C-38, ont suscité la controverse depuis leur adoption en juin. Parmi celles-ci, les travailleurs au chômage doivent se trouver un emploi qui les rémunère à un minimum de 70 % de leur salaire précédent, et ce, dans un rayon de 100 km d’où ils habitent. Le Québec est particulièrement touché par ces changements puisque 40 % des demandes de prestations de chômage pour le travail saisonnier viennent de la Belle Province. Le gouvernement fédéral estime qu'avec ces nouvelles mesures, les contribuables canadiens économiseront 33 millions $ par an.—

