Cette première rencontre qui s’est amorcée ce jeudi vers 8 heures, s’est prolongée jusqu’au milieu de l’après-midi, laissant dans son sillage, plusieurs employés lockoutés qui discutaient discrètement sur le stationnement de l’Hôtel jonquiérois. Un constat semblait unanime; l’issue du vote demeure très difficile à prévoir. «On ne sait pas. On ne peut pas se prononcer. C’est très embêtant, c’est 50-50. Il y a des gains et des pertes», énonçaient quelques travailleurs questionnés à la sortie. Un autre employé a accepté d’en dire un plus. « Rio Tinto Alcan, n’est pas Alcan. Ils sont voraces. Le plancher d’emploi, ils n’en veulent pas. Avec un gouvernement qui achète l’électricité, ça ne nous donne pas de chance. Pour moi c’est clair. Ils veulent sortir le syndicat et embaucher des entrepreneurs.
De nombreux échanges
La majorité des employés en rencontre avec l’exécutif syndical depuis le matin ont longuement discuté retardant la tenue de la deuxième rencontre qui était prévue à 14 heures. Selon les commentaires recueillis, la présentation des offres recommandées par le syndicat, a été entrecoupée de plusieurs questions et commentaires. «On n’a même pas dîné. On ne voulait pas attendre la fin et oublier des points importants», a expliqué un des travailleurs. Leur attitude laissait transparaître davantage de résignation que de satisfaction, mais l’issue du vote demeurait un mystère. «C’est difficile à dire. On verra quand le résultat des votes sera connu », a réitéré un autre groupe.
Une cinquantaine de postes pourrait être abolie par attrition, selon les maigres informations qui ont circulé sur le contenu des offres qui n’était évidemment pas disponible pour les médias.
Les deux autres rencontres avec les employés prévues en fin de journée devraient se terminer vers 22 heures ce soir, et les résultats du vote seront dévoilés.

