C’est du moins l’avis de Dany Perron, le père du garçon blessé, lors de cette altercation survenue le 7 février dernier, avant la rentrée du matin. M. Perron dément l’interprétation rapportée par la Commission scolaire De La Jonquière, selon laquelle il s’agirait d’un simple accident découlant d’un jeu de jambettes un peu rude.
« Pour casser un fémur, ça prend tout un coup, soutient M. Perron, encore sous le choc de cet événement. Le médecin me l’a d’ailleurs confirmé. C’est l’os le plus solide du corps », rapporte celui-ci. Selon la version du jeune, Cody Perron, il ne s’amusait pas avec les deux élèves qui l’auraient poussé avant de sauter violemment sur lui, version corroborée par un ami qui était tout près. « On s’amusait et Cody venait me rejoindre. Il n’a eu que le temps de me saluer et là, ils l’ont fait tomber et le garçon s’est élancé pour sauter dessus », a raconté son copain.
Chercher le coupable
La direction de l’école du Versant aurait réfuté les prétentions de Dany Perron, alléguant qu’il cherchait un coupable en accusant ceux qui ont blessé son fils « accidentellement ». M. Perron estime que la directrice de l’école démontre un manque de jugement en classant cette affaire sous le tapis.
« Les deux garçons n’ont même pas eu de conséquences », dénonce celui-ci. Le mien a déjà été suspendu pour une affaire de gomme baloune. Excusez-moi, mais je n’en reviens pas. On nous dit que le garçon qui, terrorise tout le monde à l’école, ne connait pas sa force parce qu’il est costaud. Et bien je pense qu’il faudrait que quelqu’un lui explique. C’est un danger de toute façon », fulmine M. Perron.
Son fils, qui a beaucoup souffert en subissant cette fracture vient de rentrer à la maison après sept jours d’hospitalisation. Il devra se déplacer avec une marchette pendant plusieurs mois et aller à l’école en transport adapté. « Et ça coûte cher parce que je dois maintenant avoir recours à des services de gardiennage. Je serai remboursé, mais en attendant, c’est moi qui paie », déplore Dany Perron. Ce dernier ajoute qu’il gagne sa vie, qu’il ne veut pas d’argent et admet que son fils est hyperactif, et qu’il n’est pas parfait.
« Mais, il n’est pas violent. Je pense qu’il existe un problème de violence à l’école et il faudrait que quelqu’un s’en occupe. C’est pour ça que j’ai déposé une plainte à la police », termine M. Perron.
