En conférence de presse en fin d’après-midi, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune a d’abord rappelé que son ministère avait fait tous les efforts pouvant mener à une entente avec Produits forestiers Résolu (PFR) durant les derniers jours précédant l’échéance du contrat du barrage Jim-Gray, le 31 décembre 2011.«Aujourd’hui, il n’est pas question d’un prolongement de 60 jours. Le 1er mars 2012, est la date qui marque la fin de la période de transition», a spécifié le ministre Gignac. Les bénéfices du barrage sont chose du passé pour PFR», a ajouté celui-ci prévenant la compagnie qu’il n’était pas question de jeter à la poubelle le nouveau régime forestier qui entre en vigueur en 2013. Le ministre Gignac a assuré que le retrait des bénéfices à l’endroit de PFR ne signifiait pas que les usines de la région seraient privées de l’énergie (au tarif L) dont elles auraient besoin. À cet égard, les représentants syndicaux se sont déclarés satisfaits de la volonté du ministre des Ressources naturelles et de la Faune qu’ils ont rencontré en après-midi, relatant la nécessité de miser sur la recherche et le développement. «E le président de PFR, Richard Garneau doit écouter la population et cesser de prendre des décisions tout seul», a lancé Daniel Maltais, président du SEPB local 526, en sortant de la rencontre. D’autre part, la suggestion de la CRÉ stipulant la création de fonds de diversification économique a fait dire au ministre que la rencontre avait été constructive.
Mais Georges Bouchard, le président de la CRÉ n’a pas voulu en dévoiler davantage. «Le premier mars, ce sera à la région à trouver des façons d’obtenir des bénéfices. On fera les bons choix en pensant à l’avenir. C’est important et il s’agit d’un gros défi pour la CRÉ», a admis M. Bouchard qui rencontre ce jeudi, les membres de son conseil d’administration.
Conflit RTAPar ailleurs le ministre Clément Gignac n’a pas voulu s’immiscer dans le conflit RTA qui sévit à l’usine Alma préférant jouer la carte de la prudence en utilisant l’expression «non -indifférence, non-ingérence». Selon sa vision, RTA est un client d’Hydro-Québec et le gouvernement ne peut intervenir dans cette perspective et s’ingérer dans la façon dont RTA va profiter de ces avantages énergétiques durant le conflit. Il a cependant vanté les mérites de la sous-traitance qui peut dans certaines occasions s’avérer bénéfique tant du côté des expertises que des investissements. «Il faut éviter de démoniser le principe. C’est à encadrer, mais il s’agit d’une réalité économique qui attire dans certains cas, des expertises pointues et des investissements majeurs.»
Plus tôt dans la journée, le ministre s’est entretenu avec le chef des Premières Nations de Mashteuiatsh, Clifford Moar, notamment sur le Plan Nord, et les aires protégées.
