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Les syndicats de l’usine Kénogami interpellent PFR

Daniel Maltais, président du SEPB local 526 et Jean-Guy Tremblay, président du SCEP local 50 Q à l’usine Kénogami.

Daniel Maltais, président du SEPB local 526 et Jean-Guy Tremblay, président du SCEP local 50 Q à l’usine Kénogami.

Johanne De la Sablonnière
Publié le 13 Février 2012
Publié le 13 Février 2012
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Les représentants syndicaux de l’usine Kénogami interpellent la compagnie Produits forestiers Résolu (PFR) sur les arguments que celle-ci défend dans ses publicités et proposent des éléments pour établir un dialogue franc et constructif.

Les estimations de PFR sur la disponibilité du bois notamment, excluent tout ce qui sera mis aux enchères, dénoncent les porte-parole. «La compagnie a-t-elle à ce point peur de la concurrence, qu’elle renonce à participer aux enchères. Et pourquoi continue-t-on de voir des camions de copeaux quitter la région, si PFR en manque à ce point?», demandent ceux-ci. Les syndicats défendent également l’apport régional dans les opérations de la compagnie qui affiche bien peu de considération selon eux, à l’endroit de ses employés, qui procurent pourtant 60 % plus de revenus de vente que la moyenne de ses employé. Loin de s’inscrire contre la volonté de PFR de faire des profits, ils persistent à se questionner sur les raisons de fermer la machine numéro 6, sans évaluation du projet de modernisation et sans l’étude de marché, qui confirmaient son potentiel.

En dépit des diminutions de salaire et des avantages sociaux de l’ordre de 17%, et malgré les efforts de dizaines de fournisseurs, de la communauté et du gouvernement, Abitibibowater a continué de s’octroyer de généreux bonis, dénoncent les syndicats.

Faire machine arrière

Il faut donc rouvrir la machine numéro 6 et la moderniser, l’expérience des dernières semaines ayant démontré qu’une seule machine fragilisait la pérennité de l’usine. Enfin, les cosignataires du communiqué, Jean-Guy Tremblay, président du SCEP local 50 Q et Daniel Maltais, président du SEPB local 526, souhaitent que l’énergie «propre» de la centrale Jim-Gray soit attribuée aux emplois, en particulier aux 130 emplois perdus lors de la fermeture de la machine numéro 6.

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