Même si le mouvement Chicoutimi/Saguenay avait été initialement créé pour défendre le nom de Chicoutimi, André R. Gauthier admet que les idéaux du mouvement et le manque d’opposition à l’hôtel de ville lui ont fait emprunter des avenues plus politisées. Mais la dénonciation d’une transaction effectuée lors de l’achat d’un terrain par le conseiller Jacques Fortin et sa conjointe a valu une poursuite en diffamation au Mouvement qui a dû défrayer 71 000 $ de frais de justice.
«Nous avons déjà absorbé 26 000$ à même nos cotisations et sommes encore en déficit de 45 000$. La justice, ça coûte cher», a lancé M. Gauthier qui a précisé ne pas regretter d’avoir posé ce geste.
Le prix de la liberté d’expression
Devant cette situation difficile dans laquelle la poursuite de M. Fortin a plongé le mouvement Chicoutimi/Saguenay, André R. Gauthier fait valoir que la liberté d’expression dans une démocratie municipale n’a pas de prix. «Le but de cette conférence est de lancer un appel à tous ceux qui croient que les citoyens en régime démocratique ont le droit de scruter en tout temps, une administration publique, de la juger et de manifester leur désaccord sur une décision qu’ils jugent discutable», a soutenu celui-ci.
Jacques-R.Gauthier lance donc un appel à toute la population et en particulier aux 4500 citoyens qui avaient signé la pétition pour appuyer la démarche du mouvement. «Si tous ces gens nous faisaient parvenir un montant de 10$, rapidement le problème serait réglé», a avancé M. Gauthier.
Le mouvement Chicoutimi/Saguenay qui comptait jusqu’à 8000 membres à ses débuts il y a dix ans, compte maintenant sur l’appui de moins de 1000 membres. Selon le président du regroupement, le décès de plusieurs et la crainte de représailles ont contribué à diminuer les effectifs du mouvement qui a un budget annuel de 15 000$ .Après 10 ans de fusion, M. Gauthier défend toujours avec ferveur, le nom de Chicoutimi qui aurait dû selon lui, être préservé pour nommer la nouvelle entité municipale fusionnée, au lieu de Saguenay.
