C’est une collection de 26 000 objets, tous plus fascinants les uns que les autres, qui sont ordonnés, rangés et répertoriés, sur des étagères assurant les meilleures conditions possibles de préservation.
«La réserve est une coquille construite à l’intérieur de l’architecture du bâtiment 1921.Il n’y a aucune fenêtre et un système de ventilation autonome contrôlé et tempéré, à 21 degrés. Il ne s’agit pas d’une exposition car l’endroit n’est pas ouvert au public. C’est très rare qu’on entre ici», spécifie la directrice des collections, Nathalie Boudreault.
Des collections uniques
Toutes les pièces sont uniques et le choix de les garder en lieu sûr, est établi en fonction de ce qu’elles témoignent. «Elles sont sélectionnées minutieusement. Leur utilité est qu’elles expriment un segment de notre histoire, de notre quotidien. Elles témoignent des classes sociales et de ce qu’on est, en tant qu’individu», explique Mme Boudreault.
Toute la collection est très représentative de l’histoire régionale et il arrive que de nouvelles pièces s’ajoutent à la collection. «Nous sommes un peu comme des enquêteurs. Il y a des gens à l’extérieur de la région qui collectionnent des objets de la région. Parfois ce sont eux qui nous appellent. Mais on peut dire que nous disposons d’une collection assez complète», affirme la directrice des collections. Les nombreuses communautés religieuses de la région ont su préserver le patrimoine religieux et il existe aussi d’autres organismes comme la Société d’Histoire du Saguenay et la Banque d’Archives Nationales, qui peuvent contribuer à compléter des collections.
«S’il manque une photo, par exemple, pour documenter un sujet, je sais que je pourrais la demander à l’un de ces organismes».
La réserve dispose de 200 toiles d’Arthur Villeneuve mais il en existe près de 4000. En contrepartie, elle possède 850 tableaux de peintres régionaux et de l’extérieur et c’est sans compter les nombreux dessins, soigneusement couchés dans des tiroirs d’acier.
Plusieurs trouvailles amérindiennes enrichissent aussi les lieux de la Pulperie, une véritable caverne d’Ali Baba où sont maintenus dans les meilleures conditions, de véritables trésors, d’époques aussi lointaines que celle du Poste de traite. Certains ont été rapatriés du Musée de l’ancien Séminaire de Chicoutimi qui, à l’époque de Mgr Victor Tremblay, était surtout voué aux sciences naturelles.
«Nous avons monté la réserve, il y a une dizaine d’années», indique Nathalie Boudreault.
À l’égard de l’œuvre de Jean-Guy Barbeau, Nathalie Boudreault se dit préoccupée par la préservation des deux vitraux de l’église Notre-Dame-de-Fatima. La directrice des collections et de la recherche, espère les rapatrier, dans la réserve de la Pulperie (voir autre texte page 5).
