Nathalie n’a pas froid aux yeux

Johanne
Johanne DeLaSablonnière
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Outre les connaissances techniques à acquérir, le métier de technicienne en forage sauvage exige une bonne dose d’audace et cet univers particulièrement masculin propose plusieurs défis physiques à Nathalie Bolduc qui avoue avoir dû mettre ses appréhensions de côté.

Nathalie Bolduc est technicienne en forage-sautage à la mine Niobec. Elle nous montre ici ses outils de travail, soit des appareils de mise à feu.

« Quand tu travailles comme un homme, il faut que tu penses comme un homme», énonce celle-ci. Il n’y a pas de place pour l’hésitation. Tu dois faire tes preuves et réaliser ton travail sans compter sur l’aide des gars », En 1994, sa démarche pour se dénicher un emploi en électricité avait pourtant échoué, ce qui l’avait incitée à retourner à l’école et à poursuivre ses efforts. «J’avais un DEP en électricité et je me faisais dire qu’une femme ne pouvait pas exercer un métier comme celui-là.» Nathalie a donc choisi l’option Génie civil qui l’a conduite dans un premier temps à devenir chargée de projets, sur les chantiers Excavation G. Larouche. « Lorsque je disais que je travaillais pour cette entreprise, les gens croyaient que j’étais secrétaire », s’amuse à relater Nathalie Bolduc.

Nathalie adore son travail et se voit très bien dans quelques années continuer à l’exercer. Elle ne craint pas la boue, ni les efforts physiques et la perspective d’être la dernière à ressortir de la mine non plus. « J’ai une radio, s’il arrive quoi que ce soit, ils vont venir m’aider », affirme celle-ci avec énergie. La planification d’explosions s’avère à la fois intéressante et excitante. « Une séquence d’explosions peut durer jusqu’à 10 secondes», évoque-t-elle avec un sourire qui traduit son plaisir. Chaque mois, il y a environ deux explosions d’envergure, et quatre ou cinq plus petites ».

Peu de femmes

Quelque 48 femmes sur 445 employés travaillent à la mine Niobec d’Iamgold. La plupart sont affectées au laboratoire ou à des tâches administratives, bien que de plus en plus de stagiaires s’intéressent à des métiers traditionnellement réservés aux hommes, selon Josée Tremblay, conseillère aux communications. Il y a un peu plus d’un an, IAMGOLD a annoncé un projet d’expansion de 2 milliards $ à la Mine Niobec qui a ensuite sélectionné la méthode d’exploitation par bloc foudroyé. Une méthode différente de celle par chantier ouvert, actuellement utilisée qui consiste à faire des trous, un peu comme dans un fromage, illustre Josée Tremblay. Le bloc foudroyé permettra de soutirer le minerai sur un étage. L’étude de faisabilité se poursuit jusqu’à l’automne 2013, précédant les travaux d’exploitation du gisement qui feront presque tripler le nombre de tonnes de niobium, produites annuellement (13 500).On estime que ce développement engendrera 200 nouveaux emplois et bon nombre d’emplois indirects. La nouvelle durée de vie de la mine est estimée à 46 ans.

Lieux géographiques: Mine Niobec d’Iamgold

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